Bromont: les toiles de la Ville... sur la toile

L'agente de développement, culture et vie communautaire à... (photo Janick Marois)

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L'agente de développement, culture et vie communautaire à la Ville de Bromont, Christine Rossignol, hier lors du lancement de la collection virtuelle de la municipalité.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Bromont) Au fil des ans, la Ville de Bromont a acquis de nombreuses oeuvres d'art qui ornent aujourd'hui les bureaux municipaux et certains endroits publics. Pour permettre aux gens de les admirer - et pour faire connaître les artistes qui les ont créées -, la municipalité offre désormais une galerie virtuelle accessible sur son portail internet.

Ce microsite regroupe une cinquantaine d'objets, surtout des toiles, mais aussi quelques sculptures et autres pièces distinctives. On y trouvera même bientôt la murale de graffitis inaugurée au skatepark de Bromont en août dernier. Il s'agira de la première oeuvre de style «art de la rue» à garnir la collection.

Selon la responsable des communications à la Ville, Catherine Page, Bromont serait «l'une des premières villes, sinon la première» à présenter sa collection d'oeuvres d'art sur le web.

Aménagée aux couleurs de la Ville par Lithium Marketing, la plateforme affiche la photo de chaque oeuvre, assortie de sa description et de détails sur le parcours et le portfolio de l'artiste.

Mme Page cherche d'ailleurs à compléter la banque de données sur les oeuvres et leurs auteurs, surtout dans le cas des acquisitions plus anciennes. «Il nous manque la moitié des informations. On veut ajouter des détails», laisse-t-elle entendre, en faisant appel au public.

Politique d'achat

Depuis 2007, la Ville consacre annuellement 2200$ à l'achat d'oeuvres d'art. Antérieurement, elle se les procurait de façon plus aléatoire. Avec la nouvelle Politique d'acquisition d'oeuvres d'art, qui devrait être présentée aux élus sous peu, les règles seront mieux définies, affirme l'agente de développement, culture et vie communautaire, Christine Rossignol. Un comité sera formé et la sélection des pièces répondra à des critères dûment établis.

«On encourage les artistes de la région. C'est un des critères, mais on demeure ouverts. La collection actuelle ne compte pas seulement des artistes de Bromont. Certains viennent d'ailleurs, de Cuba par exemple», ajoute la responsable des expositions, Véronique Gemme.

La collection virtuelle découle d'un projet triennal lancé lors du 50e anniversaire de Bromont et pour lequel on a consacré 50 000$. La Ville a assumé la moitié de la note; l'autre partie provient du ministère de la Culture et des Communications par l'entremise de la MRC de Brome-Missisquoi.

Une belle vitrine

Cette initiative ravit la peintre bromontoise Natali Martin, dont l'une des toiles est la propriété de la Ville depuis un an. En temps normal, son oeuvre Albinos, représentant un poisson blanc, habille le mur d'une des pièces du Centre culturel St-John.

Grâce à la collection virtuelle, l'artiste profite d'une visibilité inespérée. «J'ai moi-même un site internet, mais avec celui de la Ville, on rejoint un autre public. C'est un honneur d'être sur ce site.»

Pour accéder à la galerie d'art virtuelle, on visite le www.bromont.com. Pour ceux qui aimeraient une expérience plus tangible, sachez que certaines oeuvres de la collection - dont l'Albinos de Natali Martin - sont exposées à la bibliothèque municipale et scolaire de Bromont jusqu'au 24 octobre.

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