Selon le maire de Cowansville : des outils souhaités par les municipalités

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Le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, approuve le pacte fiscal présenté aux municipalités.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Cowansville) Contrairement à son homologue de Granby, le maire de Cowansville, Arthur Fauteux, approuve le pacte fiscal proposé par le gouvernement du Québec. Et il a voté en sa faveur mercredi lors de l'assemblée générale extraordinaire des maires membres de l'Union des municipalités du Québec (UMQ).

«Il n'y a pas beaucoup d'argent (dans le pacte fiscal), mais il y a plus de moyens. C'est à nous de jouer les bonnes cartes», a analysé hier M. Fauteux.

Ce dernier reconnaît que le pacte fiscal soumis aux élus ne permet pas «de reprendre, sur quatre ans, les billes laissées l'an passé», alors que des compressions de 300 millions$ ont été imposées aux municipalités. Ces dernières devront donc boucler leur budget de 2016 sans grande aide supplémentaire. Mais le pacte contient néanmoins des «choses intéressantes», comme la hausse du pourcentage versé par le gouvernement en guise d'en-lieu de taxes sur les édifices publics, comme les écoles et les hôpitaux.

«Ça va tenir davantage compte de la nouvelle valeur foncière. (...) Sur le principe, c'est meilleur que c'était à moyen et long terme», affirme M. Fauteux.

Bonne nouvelle aussi pour la voirie locale. «Il n'y a pas eu d'argent neuf depuis 1993. En 2014, 50 millions$ ont été injectés pour la voirie locale dans le pacte transitoire. C'est encore là dans le présent pacte et ça reste là pour les quatre prochaines années», souligne le maire de Cowansville.

Outils

Selon Arthur Fauteux, «là où c'est avantageux à moyen et à long terme», c'est que les municipalités auront de nouveaux «outils» à leur disposition. «La révision du cadre des relations de travail, ça c'est une belle avancée. Les municipalités n'ont pas de rapport de force avec les associations quand vient le temps de négocier. Le gouvernement a droit à des décrets, le privé aux lock-out. Les municipalités avaient juste le droit d'avoir les mains dans le dos», laisse-t-il tomber.

Les municipalités pourraient dorénavant avoir la possibilité de décréter les conditions de travail de leurs employés, dans certaines circonstances. «Est-ce que ça va être utilisé ou pas? Au moins, c'est un outil qui vient créer un rapport de force qu'on n'avait pas», ajoute M. Fauteux.

À ses yeux, «ça n'a pas d'allure» qu'un tiers, comme un arbitre, ait la responsabilité de trancher ce que les citoyens sont en mesure de payer. «Le tiers ne réponds pas à la population. Il me semble que c'est l'élu qui tranche et qui se fait sortir quand les gens ne sont pas contents», considère le maire Fauteux.

Ce dernier dit également apprécier la disposition du pacte qui protège les municipalités en cas de hausse de la TVQ et la volonté de consulter davantage les municipalités «face aux différentes initiatives des ministères».

Arthur Fauteux se réjouit également qu'il y ait une volonté de reconnaître davantage les municipalités comme des gouvernements de proximité. «C'est majeur», lance-t-il.

Bref, le maire de Cowansville estime que le présent pacte apporte aux municipalités ce qui leur a manqué dans le passé: des outils.

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