Catherine Lusson a l'agriculture à coeur

On voit ici Stéphanie Levasseur, présidente des Producteurs... (Photo Alain Dion)

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On voit ici Stéphanie Levasseur, présidente des Producteurs de pommes du Québec, Denis Hamel, directeur de la FERME, André Plante, directeur de l'Association des producteurs maraîchers du Québec, Anne Minh-Thu Quach et Catherine Lusson, respectivement candidate du NPD dans Salaberry-Suroît et dans Brome-Missisquoi.

Photo Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) La candidate du Nouveau Parti démocratique (NPD) dans Brome-Missisquoi, Catherine Lusson, a dévoilé hier un des thèmes centraux de sa campagne: l'agriculture. Le point de presse, qui s'est principalement articulé autour du dossier de la main-d'oeuvre agricole étrangère, a eu lieu au verger Au coeur de la pomme, dans la bucolique localité de Frelighsburg.

D'entrée de jeu, Catherine Lusson a évoqué les difficultés vécues dans le monde agricole à propos du recrutement de main-d'oeuvre à l'extérieur du Québec, notamment dans la période cruciale des récoltes, où il est impossible de se passer de Mexicains et de Guatémaltèques. Selon la candidate néo-démocrate, les récents changements apportés par Ottawa au processus d'embauche de ce type de travailleurs mettent en péril ce secteur névralgique d'activités. «Le programme [touchant les travailleurs étrangers] est de plus en plus compliqué et ça ne semble pas s'améliorer, a-t-elle indiqué. Les conservateurs ont laissé tomber les agriculteurs. Ils ne sont plus à l'écoute [des artisans] d'un pan important de l'économie locale.»

Explosion des délais

Au terme de son allocution, Mme Lusson a cédé la parole à la députée sortante du NPD dans Salaberry-Suroît, Anne Minh-Thu Quach, afin qu'elle dresse un portrait global du contexte dans lequel évoluent les agriculteurs. Celle-ci a souligné «l'explosion des délais» de traitement des demandes pour accueillir de la main-d'oeuvre venue d'ailleurs. «Dans les trois dernières années, ça a été de plus en plus difficile pour les employeurs qui ont affaire à des travailleurs étrangers temporaires. Avoir accès à des formulaires [de Citoyenneté et immigration Canada], c'est hyper compliqué!, a-t-elle lancé. Une demande qui devait prendre 48 jours par la poste en a pris 100 cette année. En ligne, c'est 14 fois plus long. C'était huit jours avant, alors que ça atteint 112 jours maintenant. Pour les producteurs agricoles, c'est interminable.»

La présidente des Producteurs de pommes du Québec, Stéphanie Levasseur, était l'hôte lors du point de presse, hier. La femme d'affaires a également évoqué les répercussions des décisions d'Ottawa dans le dossier de la main-d'oeuvre issue de l'étranger. «Le stress que ça occasionne chez les producteurs, ce n'est pas seulement un petit détail. Ce sont des gens qui ne dorment pas la nuit. C'est l'investissement qui a été fait durant toute l'année qui risque d'être perdu à cause d'une "procédurite aigüe" dans le système gouvernemental», a-t-elle clamé.

Demandes

De son côté, le directeur général de la Fondation des entreprises en recrutement de main-d'oeuvre agricole étrangère (FERME), Denis Hamel, a indiqué que les changements au programme piloté par le gouvernement Harper «mettent en péril toute la chaîne de distribution» de fruits et légumes québécois. Question de stopper l'hémorragie, FERME a formulé trois demandes à Ottawa. La première consiste à simplifier le processus administratif dans ce type de dossier. La seconde est de reprendre le modèle du «permis de travail ouvert», donnant plus de latitude aux travailleurs étrangers. Dans la même veine, l'organisation réclame l'abolition de la norme de Citoyenneté et Immigration Canada qui limite à quatre ans le séjour d'un travailleur étranger au Québec.

Pour sa part, le directeur de l'Association des producteurs maraîchers du Québec, André Plante, a livré un plaidoyer contre la réforme de l'assurance-emploi. Ceci afin de permettre aux agriculteurs d'avoir accès à une main-d'oeuvre locale saisonnière récurrente. «La réforme aura pour impact de vider les régions. Sans main-d'oeuvre, une entreprise maraîchère ne vit pas, a fait valoir le représentant du Front commun pour obtenir plus de travailleurs agricoles. Ça fait en sorte que les producteurs se tournent vers la culture mécanisée, comme les céréales. L'avenir de l'industrie des fruits et légumes au Québec est menacé.»

«L'agriculture, c'est la vitalité de notre région. Et je veux la défendre», a réitéré Catherine Lusson.

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