SÉTHY interpelle les candidats de Shefford

Le directeur général de SÉTHY, François Leduc.... (archives La Voix de l'Est)

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Le directeur général de SÉTHY, François Leduc.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Granby) Qu'entendent faire les candidats de la circonscription de Shefford pour protéger les milieux naturels et la biodiversité ? Que proposent-ils pour améliorer la qualité des lacs et rivières ? Quelles solutions mettront-ils de l'avant pour combattre les changements climatiques ? Et quels montants s'engagent-ils à investir pour soutenir les organismes de conservation de la nature ?

C'est ce que veut savoir la Fondation pour la Sauvegarde des écosystèmes du territoire de la Haute-Yamaska. L'organisme a invité personnellement les candidats des quatre principaux partis à soumettre leurs réponses et réflexions sur ces enjeux. Ceux-ci seront publiés sur le site internet de la Fondation au bénéfice de ses membres. « On veut savoir comment les candidats peuvent s'approprier ces enjeux et nous disent ce qu'ils ont l'intention de faire », explique le directeur général de SÉTHY, François Leduc. « On s'attend à des documents élaborés, des réponses intelligentes et engageantes. »

Pour l'heure, seule la candidate néo-démocrate Claire Mailhot a fourni ses réponses à la SÉTHY. Elle a d'ailleurs livré hier les grandes lignes de ses engagements en matière d'environnement (voir autre texte en page 6). Le candidat libéral Pierre Breton se serait engagé à donner ses réponses, a dit M. Leduc. Il n'a eu aucune nouvelle cependant du candidat bloquiste Jocelyn Beaudoin et de la candidate conservatrice Sylvie Fontaine.

« ON VEUT DU CONCRET »

La question du financement de projets environnementaux et des organismes de conservation est cruciale, soutient M. Leduc. L'argent est le nerf de la guerre, a-t-il dit, et maints projets sont en attente de financement. « Ça va prendre des engagements financiers, c'est certain. On veut du concret, pas seulement de bonnes intentions. »

M. Leduc s'est dit conscient que le gouvernement fédéral intervient toujours avec prudence en matière d'environnement. Plusieurs dossiers environnementaux relèvent en effet de la compétence des provinces. Ça n'empêche pas les candidats de se mouiller, ajoute-t-il. « Un député doit avoir une vraie préoccupation des dossiers de sa circonscription. Il doit susciter le débat dans la population sur ces enjeux et engager son parti à faire partie des solutions. C'est à ça qu'on s'attend. »

La Fondation n'a pas l'intention d'analyser les réponses des candidats. « On ne veut pas prendre position pour l'un ou pour l'autre. On a des membres de différentes couleurs politiques. Notre but, c'est qu'ils puissent s'informer sur ce que les candidats ont l'intention de faire », a dit M. Leduc.

En réponse à une question sur la participation financière du gouvernement fédéral ces dernières années, M. Leduc a fait remarquer que Nature Action, qui assiste régulièrement la Fondation dans ses projets, a bénéficié de plusieurs subventions dans le cadre d'un programme d'Environnement Canada des espèces menacées. Les besoins sont toutefois grands en matière de financement, estime-t-il. « Le fédéral n'est pas totalement absent, mais il y a de la place pour plus de programmes de protection de la faune et des milieux naturels. Ce n'est pas suffisant. »

Les réponses des candidats pourront être consultées au www.fondationsethy.org

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