Pierre Fortier reçoit l'Ordre des francophones d'Amérique

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En recevant l'Ordre des francophones d'Amérique, hier, Pierre Fortier (troisième à partir de la gauche) a rejoint de grands noms comme Plamondon, Vigneault, Butler, Favreau, Duteil, Rivard, Lecavalier, Hébert et Maillet.

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Granby) C'était le 57e anniversaire de Pierre Fortier, hier. Et par le plus beau des hasards, il a célébré l'événement à l'hôtel du Parlement de Québec en recevant le prestigieux Ordre des francophones d'Amérique. «Comme cadeau de fête, c'est dur à battre!», a-t-il avoué à La Voix de l'Est mardi, juste avant son départ pour la capitale.

Cette décoration est attribuée chaque année depuis 1978 à des personnalités qui ont joué ou jouent un rôle significatif dans le maintien et l'épanouissement de la langue française ou dans l'essor de la vie française en Amérique.

Ce club sélect est notamment composé de Luc Plamondon, Gilles Vigneault, Édith Butler, Marc Favreau, Yves Duteil, Zachary Richard, Michel Rivard, René Lecavalier, Anne Hébert et Antonine Maillet.

L'homme a été mis au courant de la nouvelle en juin - «En pleine sélection des demi-finalistes», rappelle-t-il -, mais a dû garder le silence jusqu'à cette semaine! «C'est le président du Conseil supérieur de la langue française, Conrad Ouellon, qui me l'a annoncé. Ils choisissent seulement deux personnes par année au Québec. J'avais les larmes aux yeux en l'apprenant», dit-il.

Il reviendra donc à Granby avec une fleur de lys à la boutonnière, une médaille créée par un artiste québécois et un parchemin calligraphié, signé par le premier ministre Philippe Couillard, la ministre responsable de la Protection et de la promotion de la langue française, Hélène David, et Conrad Ouellon.

Un grand absent

Une douzaine de parents et amis entouraient M. Fortier, hier, pour ce grand moment. Mais une personne en particulier lui manquait terriblement: son grand ami Marc Chouinard, un pilier de la culture au Nouveau-Brunswick, celui-là même qui avait soumis sa candidature pour cette distinction. «C'est Marc qui m'a ouvert les portes de l'Acadie. Je savais qu'il avait proposé mon nom. Malheureusement, il est mort en février... J'aurais aimé qu'il soit là.»

Le bonheur s'entendait néanmoins dans sa voix. «C'est beaucoup d'émotions. Je reçois l'Ordre avec beaucoup d'humilité. Je ne me prendrai pas la tête avec ça! Je le vois plutôt comme une belle tape dans le dos.»

Dans son discours, Pierre Fortier n'a pas manqué de remercier Marc Chouinard à titre posthume, ainsi que ses proches et les gens du métier, qui lui ont «beaucoup appris». Il a aussi rappelé son amour de la musique francophone datant de son plus jeune âge, et raconté son changement de carrière, en 1990, qui l'a fait passer du génie civil aux communications. «La chanson m'y a forcé. Je n'ai pas beaucoup de mérite. Depuis, pierre par pierre, avec de l'huile de tympan, le pouvoir de convaincre, de la ténacité et beaucoup de patience, j'ai rencontré de grandes personnes qui m'ont inspiré par leur rigueur et leur honnêteté.»

Au sujet de la chanson - qu'il décrit comme le moyen le plus rapide, le plus efficace et le plus économique auquel une culture peut s'identifier -, Pierre Fortier a souligné qu'il lui devait son bonheur. «Et pendant ces 40 ans de mélomanie, j'ai croisé ces artistes, je les ai diffusés, programmés et fait connaître avec la même passion, la même urgence et la même obligation intrinsèque que dans mon sous-sol [de jeunesse] à Hauterive.»

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