Morosité chez Aliments Ultima

Selon le président du syndicat, Aliments Ultima compte... (photo Janick Marois)

Agrandir

Selon le président du syndicat, Aliments Ultima compte environ 250 travailleurs syndiqués à l'heure actuelle, alors que l'usine en a déjà employé jusqu'à 350.

photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Éprouvé au cours de la dernière année, le climat de travail continue à être morose aux Aliments Ultima. Yoplait n'aurait pas l'intention de renouveler en 2018 le contrat conclu avec l'usine granbyenne pour la production des produits Source, Crémeux et autres Yoptimal, a confirmé hier le président du syndicat des employés, Martin Delage.

«Est-ce que tous les produits vont partir? C'est un peu flou. Mais l'intention est claire: General Mills (propriétaire de Yoplait) veut retirer ses produits en 2018», affirme M. Delage.

Selon lui, la direction des Aliments Ultima a récemment fait part de cette nouvelle à ses employés. Hier, La Voix de l'Est n'a toutefois pas été en mesure d'obtenir plus d'informations. «Nous n'avons aucun commentaire à émettre à ce sujet», a laissé savoir par courriel Andréane Leblanc, chef activation des consommateurs.

En 2012, les Aliments Ultima avaient renouvelé pour une période de six ans l'entente en vertu de laquelle les produits de marque Yoplait sont fabriqués à Granby. En mars dernier, la production de l'un des produits phares de Yoplait, les yogourts à boire Yop, a cependant été transférée à l'usine Liberté à Saint-Hyacinthe, également dans le giron de General Mills.

Cela s'est traduit par la mise à pied d'une dizaine d'employés, qui se sont retrouvés sur la liste de rappel de l'entreprise. Au cours de la dernière année, une réorganisation interne a aussi mené à la suppression de 17 postes-cadres à Granby. Des employés ont également été transférés au siège social d'Agropur, copropriétaire des Aliments Ultima, dans l'arrondissement Saint-Hubert.

Iögo en hausse

«Le climat de travail n'était déjà pas l'fun parce que l'employeur nous dit qu'il est dans les coupures et les restructurations. Il n'est pas devenu plus l'fun», dit le président du syndicat des employés.

Martin Delage affirme ne pas être en mesure de chiffrer le nombre d'employés affectés à la production des produits Yoplait. Mais il refuse d'être alarmiste. «2018, c'est encore loin», laisse-t-il tomber.

«Iögo augmente ses parts de marché. Pas de 10% par semaine. Mais ça augmente tranquillement pas vite. On se dit que peut-être d'ici 2018, ça va arriver even. Si Yoplait part et qu'on produit plus de notre marque, ça va peut-être arriver à s'équivaloir au bout de la ligne», affirme-t-il.

Selon M. Delage, la direction des Aliments Ultima continue par ailleurs à travailler sur le marketing et le développement de produits. «On souhaite juste qu'il y ait de bonnes nouvelles pour que Iögo continue à gagner des parts de marché et qu'on puisse conserver nos emplois. Juste garder ceux qu'on a en ce moment, ça serait bien», avance le président du syndicat.

Ce dernier affirme que l'usine des Aliments Ultima, rue Principale, compte environ 250 travailleurs syndiqués à l'heure actuelle, alors qu'elle en a déjà employé 350, notamment lorsqu'elle a lancé sa gamme de produits Iögo.

Martin Delage croit que, dans les circonstances, la meilleure chose qui pourrait arriver est l'élaboration d'un nouveau produit qui pourrait «révolutionner le marché», un peu comme l'avait fait l'arrivée des yogourts grecs sur les tablettes il y a quelques années. «Ça avait créé toute une effervescence», lance Martin Delage.

L'appel logé hier par La Voix de l'Est à General Mills a été transféré à Liberté, qui n'a pas donné suite à notre demande d'entrevue.

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer