Samedi matin du maire Bonin: vitesse grand V pour le CITÉ

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Le maire Pascal Bonin a présenté quelques statistiques sur les matières organiques résidentielles.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le Carrefour d'innovations en technologies écologiques (CITÉ), construit sur la rue Robert, sera inauguré au milieu ou à la fin de novembre, a annoncé Pascal Bonin lors de son rendez-vous mensuel du Samedi matin du maire.

Il ne resterait que deux à trois semaines de travaux pour que les murs soient terminés et on parlerait déjà d'un agrandissement. «À travers les prochaines années, on va voir des emplois qui vont se créer, croit le maire de Granby. C'est un projet qui est unique au monde.»

Protec-Style est locataire, tout comme la Ville l'est au nom de l'Université de Sherbrooke, tandis que celle-ci assure les frais de recherche et de développement. En revanche, le retour du balancier est dans l'entente entre Protec-Style et l'université. «Tous les matériaux qui seront élaborés ici devront être travaillés ici. Si une usine se construit, ce sera ici», souligne M. Bonin.

Un citoyen s'est questionné quant à l'emplacement où sera cultivé l'asclépiade, qu'exploitera Protec-Style, déjà partenaire avec l'Université de Sherbrooke dans ce projet.

«L'asclépiade est très difficile à faire pousser ici, fait savoir le maire. Ce n'est pas le même coût qu'en Mauricie. Les terres valent trop cher. Dès le début c'était convenu que l'asclépiade soit cultivée à St-Tite. Ce qui nous intéressait, c'était la transformation, ce qui ne s'est pas fait assez souvent à Granby.»

Le CITÉ deviendra un lieu de recherche et de développement de matériaux écologiques. Déjà 12 emplois de «haut niveau» ont été créés chez Protec-Style, indique M. Bonin, alors qu'au départ il en espérait neuf.

Vers le bac brun

Le sujet des bacs bruns a également été abordé par le premier magistrat. M. Bonin a démontré quel cheminement il a suivi pour finalement voter contre le projet de la MRC Haute-Yamaska visant à construire une usine de traitement des déchets évaluée à 45 M$.

Le projet étant abandonné définitivement depuis peu, l'implantation de bacs bruns partout sur le territoire pour ramasser les matières résiduelles alimentaires et vertes, comme l'herbe, est dans le collimateur.

«Si on règle les boues, on règle le sort du centre de tri, qui était conçu pour les boues», explique-t-il. Pas moins de 93% des boues usées du territoire de Granby sont revalorisées par l'usine CTBM, à Saint-Pie, en faveur des agriculteurs qui peuvent les épandre sur leurs terres.

Les boues usées représentent d'ailleurs près de la moitié du tonnage total des matières résiduelles. Quant aux matières alimentaires et vertes, elles représentent environ 37% du tonnage.

Deux choix s'offrent alors aux municipalités de la MRC pour le traitement de ces matières récupérées par le bac brun: le compostage et la biométhanisation. La deuxième option ne serait toutefois pas rentable en matière d'énergie récupérée, selon M. Bonin.

Par contre, rien n'oblige la MRC à construire une plateforme de compostage ou une usine de biométhanisation. Elle peut plutôt faire affaire avec le privé.

«Moi je ne suis pas un spécialiste. Il y a des compagnies que c'est ça leur business, note le maire. Nous ce qu'on veut, c'est ramasser. Et ce que le privé en fait, c'est leur affaire, mais tant que ça ne va pas chez Thibault (NDLR: site d'enfouissement). Pourquoi gérer une entreprise qu'on ne comprend pas?»

Faire diminuer la facture

Il croit que la masse de déchets, en additionnant le bac gris, le bac bleu et le bac brun, sera la même au final, mais que le volume de déchets voué à l'enfouissement diminuera sans cesse, faisant du coup diminuer la facture dans les budgets municipaux.

D'un autre côté, la facture pour le ramassage augmenterait avec l'arrivée du bac brun, mais l'impact environnemental serait beaucoup moins important.

L'idée n'a pas fait l'unanimité chez les quelques personnes présentes à la rencontre matinale. L'usage qu'en feront les familles a été questionné, tout comme la périodicité de ramassage et les odeurs qui pourraient y être liées.

Malgré les nombreux sujets qui ont fait parler durant l'été, la quinzaine de citoyens présents au Samedi matin du maire n'ont pas questionné Pascal Bonin sur les controversés dossiers des Jardins Quévillons ou du Camping Granby. Ils ont plutôt abordé des thèmes touchant les routes et le travail policier, élevant parfois la voix avec le maire.

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