Marche pour la paix à Granby: «Quelque chose qu'on construit ensemble»

Les marcheurs pour la paix avaient été invités... (photo Julie Catudal)

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Les marcheurs pour la paix avaient été invités à porter des mots d'espoirs écrits sur un bout de tissu et à les accrocher sur des cordes tendues entre des arbres.

photo Julie Catudal

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) C'est sur fond de crise des migrants en Europe que la deuxième édition de la Marche pour la paix s'est déroulée hier à Granby. Plusieurs dizaines de personnes ont pris part à l'événement illuminant le sombre matin avec leurs espoirs d'un monde de paix.

Leur message de paix prenait une signification particulière avec la guerre civile en Syrie et les attaques de l'État islamique qui provoquent l'émigration de plusieurs milliers de personnes.

«À Granby, on est une ville de paix, a lancé Brigitte De Souza, professeure de francisation et membre du comité organisateur de la marche. On accueille 118 nationalités. La ville de Granby a été désignée ville d'accueil en 1996.»

Tous ont manifesté leur volonté que les guerres cessent. Chaque participant avait été invité à porter des mots d'espoirs écrits sur un bout de tissu et à les accrocher sur des cordes tendues entre des arbres, au parc Miner où le groupe de marcheurs s'est arrêté.

Le slogan de cette année des marches pour la paix de partout dans tout le monde était: «Partenariat pour la paix, la dignité pour tous». «La paix est quelque chose qu'on construit ensemble. Et sans la paix, il n'y a pas de dignité», a noté Mme De Souza.

Invitées à transmettre des phrases définissant la paix, Sabrina Desnoyers et Vanessa, deux élèves du CRIF, ont lu ce que celle-ci représente pour leurs amis en classe. Même chose pour Paola, une ancienne étudiante en francisation au SERY, qui a recueilli les propos des élèves dans les deux classes actuelles de francisation. Un exercice important pour ceux qui ont quitté leur pays.

«Souvent on part parce que la vie de la famille est menacée. Le SERY travaille à redonner la joie de vivre et la dignité», a soulevé Mme De Souza.

«La paix, c'est l'amour»

Plusieurs personnes présentes ont pris la parole lors de ce rassemblement pour lancer un message. «Je suis un citoyen de ce monde, pour la paix. Chaque pays a une histoire de paix, ce n'est pas une histoire de guerre, a observé l'un d'eux. Juste un petit rappel que la paix, c'est l'amour. Il y a quelque chose quelque part dans ce monde qui doit changer pour avoir la paix.»

Une dame bien énergique s'est demandé si chacun sur la Terre a encore un coeur, avant d'inviter les marcheurs à poser leur main sur leur coeur et à demander la paix.

«Est-ce qu'il sera possible de créer un virus pour sensibiliser les insensibles? Et est-ce qu'il serait possible d'avoir un cours de compassion à l'école?», s'est interrogé une autre dame dans une intervention qui a fait sourire et réfléchir les gens présents.

Tatiana Garrido, connue sous son nom de chanteuse Mistysa, a préféré chanter avec son jeune fils dans ses bras. En le regardant, sa gorge s'est nouée. «Je regarde mon petit bonhomme. Je l'ai eu à 36 ans et je n'étais pas certaine de vouloir avoir un enfant sur notre planète», a-t-elle expliqué.

Mais elle s'est rappelé que sa mère, qui a émigré au Québec, lui a donné la vie malgré les guerres. «J'espère qu'il pourra vivre dans un monde de paix.»

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