Les hommes forts à l'oeuvre à Waterloo

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Le Championnat canadien de force amateur a permis à une cinquantaine d'athlètes venus d'aussi loin que la Colombie-Britannique de participer à cinq épreuves de haut niveau.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Waterloo) La fin du premier chapitre de l'histoire du circuit canadien des hommes forts amateurs s'est écrite samedi à Waterloo. Le Championnat canadien de force amateur prenait place sur le terrain de l'ancien skatepark de la municipalité.

Sur le plateau des épreuves étaient disposés plusieurs outils employés pour mesurer la force des participants, dont une voiture, un énorme pneu, des pierres d'Atlas et deux gigantesques marteaux.

Ces derniers servaient à l'épreuve de la prise d'Hercule. L'athlète se place entre les deux marteaux, une chaîne dans chaque main et, lorsque l'épreuve commence, les marteaux sont relâchés vers l'extérieur. L'athlète doit alors les retenir le plus longtemps possible. À cette épreuve, la résistance des compétiteurs varie de quelques fractions de seconde à près de trente secondes.

Juste à côté, un immense pneu était disposé sur un appareil équipé de deux poignées. L'athlète se place entre les poignées, doit soulever le pneu, qui représente une charge de 350 livres pour les poignets, et faire le plus de répétitions. Une épreuve difficile, selon les Waterloises Marie-Ève Roy et Manon Papineau, deux collègues et amies qui en sont à leur première année de compétition.

«Au début on s'entraînait, mais on n'avait pas d'objectif, mais là c'est le fun de mettre un résultat sur l'entraînement», explique Mme Roy.

Elles font ça pour le dépassement personnel, le défi et l'accomplissement. Pourtant, elles ne sont pas gonflées de muscles puisqu'elles s'entraînent graduellement, sans sauter d'étapes. «Une journée comme ça, on va être fatiguée demain, mais on ne ressentira pas de douleur parce que notre corps est prêt», assure-t-elle.

«C'est quand même des efforts d'une minute, ce n'est pas une heure», ajoute Mme Papineau. Ce qu'elles préfèrent est les pierres d'Atlas, qu'elles doivent soulever et déposer sur un cylindre.

Blessures

Tim Côté voit ce sport comme un accomplissement personnel afin de devenir un athlète plus complet. «C'est beaucoup de préparation, c'est beaucoup de temps d'entraînement.»

L'épreuve la plus difficile pour lui était de soulever à répétition une voiture en raison d'une vieille blessure au dos. «Je ne me laisse pas le temps de guérir comme il faut. Normalement, je suis bon dans les épreuves d'épaules, mais j'ai un peu plus de misère aujourd'hui, alors je vais me reprendre à la prise d'Hercule.»

Favori dans la catégorie des super lourds, ayant remporté plusieurs podiums, il a malheureusement dû déclarer forfait à cause d'une blessure au biceps, a annoncé en entrevue Yannik Morin, vice-président et cofondateur de l'Alliance canadienne des athlètes de force amateurs (ACAFA). Mais ce n'est que partie remise pour ce jeune Cowansvillois.

Circuit amateur

Fondée en 2014, l'ACAFA a permis de créer des circuits provinciaux sérieux permettant à des athlètes qui n'ont pas le calibre ou le poids requis pour évoluer au niveau professionnel de compétitionner malgré tout.

En collaboration avec le National American Strongman, l'ACAFA a amené le modèle américain au Canada, avec des qualifications, des catégories, et l'inclusion des femmes dans les compétitions.

Le Championnat canadien de force amateur a permis à une cinquantaine d'athlètes venus d'aussi loin que la Colombie-Britannique de participer à cinq épreuves de haut niveau. Sept provinces, dont le Québec, ont envoyé leurs meilleurs représentants à Waterloo pour l'occasion.

Yannik Morin et son complice dans ce projet, Mike Saunders, champion du monde en 2013 chez les hommes forts de plus de 40 ans parcourront les provinces qui n'ont que peu ou pas participé au circuit pour leur présenter leur alliance et recruter de nouveaux représentants provinciaux au cours des prochains mois.

Chaque province tient son circuit et ses finales, comme c'était le cas le 12 septembre dernier en Ontario et à Waterloo au Québec. «Ce qu'on voudrait c'est que Waterloo devienne une classique pour les championnats québécois», explique M. Morin qui est aussi copropriétaire du centre de conditionnement physique La Taule. Pour sa part, le championnat canadien voyagerait à travers le pays.

Vers les championnats du monde

En attendant, l'ACAFA a remis six laissez-passer à des athlètes pour qu'ils puissent participer aux championnats du monde amateurs qui se tiendront en mars à Colombus, en Ohio. M. Morin s'attend à voir une belle compétition entre les athlètes québécois, dominants sur la scène canadienne, et américains.

Les deux hommes les plus forts de la fin de semaine chez les super poids lourds, et le premier dans la catégorie des lourds, se sont vu attitrer le statut de professionnel. Ils pourront donc changer de circuit. Le choix s'offre à eux, précise M. Morin, mais tous trois ont accepté.

Mis à part les catégories, «la plus grosse différence, c'est qu'il y a des bourses chez les professionnels. Chez les amateurs, c'est seulement des médailles et des trophées», précise M. Morin.

Les charges sont aussi plus lourdes chez les pros. La compétition est plus grande et les professionnels sont souvent appelés à participer à des spectacles, notamment dans des festivals.

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