Santé du lac Champlain : les candidats interpellés

«Je pense que si on ne fait pas... (photo archives La Voix de l'Est)

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«Je pense que si on ne fait pas cette levée de boucliers, les gouvernements ont d'autres problèmes. Ils ont tellement de problèmes que celui-là va demeurer oublié. Ils l'ont oublié depuis les 5, 6 dernières années. On vit avec ça. C'est comme si on acceptait ça. Mais on ne l'accepte pas», affirme le maire de Venise-en-Québec, Jacques Landry, l'instigateur de cette offensive politique pour dépolluer le lac Champlain.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) La pollution au phosphore qui afflige le lac Champlain entre de plain-pied dans la campagne électorale. Des maires des municipalités riveraines et voisines du plan d'eau appellent les candidats de la circonscription de Brome-Missisquoi et leurs chefs à inclure un plan d'action dans leur programme électoral afin de remédier à la situation.

Ils veulent savoir ce que proposent les candidats et comment ils entendent collaborer avec les autorités provinciales pour arriver à éliminer «le phosphore qui pollue le côté québécois du lac Champlain», peut-on lire dans une pétition qu'ils font circuler.

«Ça fait des années qu'on fait faire des études, qu'on parle de solutions, mais rien ne bouge. Là, on est en campagne (électorale) et c'est le temps de demander à nos candidats ce qu'ils vont faire», a indiqué le maire de Saint-Armand, Réal Pelletier, à ses collègues de la MRC mardi soir en assemblée.

L'invitation à expliquer leur plan à la population a été lancée aux quatre candidats des principaux partis, a dit M. Pelletier. Ils pourront le faire, à tour de rôle, lors d'une rencontre le vendredi 2 octobre à Saint-Armand. Pour marquer l'occasion, elle aura lieu sur le quai de Philipsburg, à quelques dizaines de mètres de l'endroit où la Ville de Bedford puise l'eau destinée à son réseau d'aqueduc.

Cette offensive politique des maires est l'initiative de celui de Venise-en-Québec, Jacques Landry. «Je pense que si on ne fait pas cette levée de boucliers, les gouvernements ont d'autres problèmes. Ils ont tellement de problèmes que celui-là va demeurer oublié!, dit-il. Ils l'ont oublié depuis les 5, 6 dernières années. On vit avec ça. C'est comme si on acceptait ça. Mais on ne l'accepte pas.»

Les maires sont déterminés à se faire entendre, soutient M. Landry. «Tous les maires sont très enthousiastes pour dire qu'on va créer un gros comité, qu'on va aller voir les Américains, qu'on va aller voir l'UPA, qu'on va aller voir tout le monde pour que ça bouge. Il faut que l'eau qui entre dans le lac soit propre. No more phosphore!»

La pétition a recueilli jusqu'ici 2000 signatures, a dit M. Pelletier.

 

 

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