Coop de Saint-Joachim-de-Shefford : relance du restaurant

Dès hier matin, les Joachimiens ont franchi la... (Photo Janick Marois)

Agrandir

Dès hier matin, les Joachimiens ont franchi la porte du nouveau restaurant situé dans la Coop Au coeur du village.

Photo Janick Marois

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

Bien de l'eau a coulé sous les ponts depuis que les Joachimiens se sont mis à rêver de la Coopérative Au coeur du village. L'attente, les démarches interminables, l'ouverture en grande pompe, puis les problèmes financiers se sont succédé au fil des ans. Mais après la fermeture inopinée du restaurant La Tablée de Joachim l'hiver dernier et le refinancement cautionné par la municipalité, voilà que la Coop renaît, cette fois mieux outillée pour faire face à la réalité.

Le signe le plus évident de cette reprise était la réouverture, hier matin, du restaurant sous un nouveau concept et une nouvelle administration. L'endroit est désormais loué au restaurateur Serge Lavoie, anciennement du Da Teresa à Granby, qui s'occupera de son entière gestion en compagnie d'une partenaire d'affaires.

«Ça nous permet de mettre nos énergies ailleurs et de développer nos projets», laisse entendre le président de la Coop, Gilbert Valiquette, en faisant référence au dépanneur et à la station-service. Des projets comme transformer le dépanneur en une mini-épicerie mieux garnie, entre autres choses.

Resto Bouffons

Le nouvel établissement, rebaptisé Resto Bouffons, a d'ailleurs attiré de nombreux citoyens, dès hier matin, même si l'ouverture officielle n'est prévue qu'en octobre prochain. D'ici là, M. Lavoie et son équipe sont en plein rodage. Le commerce sera ouvert le mercredi et le jeudi pour les déjeuners et les dîners, le vendredi et le samedi pour les trois repas, ainsi que le dimanche de 9 h à 14 h. «Mais éventuellement, on pourrait être ouvert sept jours sur sept», indique Serge Lavoie, qui a signé un bail d'une année avec possibilité de prolongation.

«On veut en faire une cantine santé, avec quelques folies de plus au menu. Il y aura une petite touche italienne, c'est certain. Je veux aussi cuisiner avec des produits locaux.»

Le restaurant offrira également le concept «apportez votre vin».

Grosse responsabilité

Malgré ce renouveau, le maire de Saint-Joachim, René Beauregard, demeure prudent. Il sait qu'en cautionnant la Coop dans sa demande de refinancement auprès de Desjardins, la municipalité a joué gros. «C'est une grosse responsabilité qu'on met sur le dos des citoyens, mais une municipalité sans services est une municipalité en déclin», affirme-t-il.

Il rappelle quelques-unes des nombreuses conditions imposées par les élus au conseil d'administration de la coopérative: un fonds de roulement obligatoire de 250 000$, le dévoilement des états financiers à la fin de chaque mois, l'obligation de s'entourer de professionnels compétents, l'obligation de valider les dépenses de la Coop auprès de la mairie et la présence d'un représentant de la municipalité à titre d'observateur au CA.

«Les administrateurs ont fait de leur mieux dans le passé, mais il faut désormais qu'ils gèrent de façon plus serrée», croit M. Beauregard.

Un discours que tient aussi le président Gilbert Valiquette. «Quand on a fermé le restaurant, ce n'était pas par plaisir. Il a plus que sa raison d'être à Saint-Joachim, mais il faut qu'il soit bien géré. Mais tout va bien aller. Ce sera rentable et plaisant. La Ville ne se serait pas engagée dans ce projet si ce n'était pas viable.»

Cela dit, la Coopérative attend toujours son prêt de 1,8 million$, et ce, même si l'offre a été présentée aux créanciers en mars dernier. Et acceptée. «Tout le monde attend. C'est une question de temps, mais on espère que ça se fera d'ici octobre», termine M. Valiquette.

Par ailleurs, la Coop a présenté une réclamation à Hydro-Québec pour les pertes et les torts causés par une interruption d'électricité survenue au début du mois d'août. Malgré une entente entre la Société d'État et les administrateurs, il semble qu'un problème de communication ait causé ce débranchement inopiné. Le courant avait cependant été rétabli le jour suivant.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer