Menaces de mort contre Philippe Couillard: un Alphonsois plaide coupable

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L'auteur de messages haineux sur internet envers Philippe Couillard et le Parti libéral du Québec connaîtra sa sentence à la fin octobre.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) L'homme accusé d'avoir menacé de mort le premier ministre Philippe Couillard, via internet, a reconnu hier sa culpabilité.

Originaire de Saint-Alphonse-de-Granby, Victor Gravel a admis avoir écrit un message haineux envers le député de Saint-Félicien et un autre à l'intention des membres du Parti libéral du Québec.

Costaud, la barbe bien taillée et vêtu d'un costume gris foncé, le mineur de profession de 30 ans a donc coupé court au processus judiciaire. Mais les parties ne s'entendent pas sur la sentence à lui imposer.

Permis

À la défense, Me Jean-Guillaume Blanchette a suggéré une absolution inconditionnelle assortie d'un don de 750 $ au Centre d'aide aux victimes d'acte criminel. Sans cette absolution, a-t-il indiqué en entrevue, son client perdrait son permis d'explosifs, ce dont il s'est fait une spécialité.

«Il a un secondaire 2, a dit Me Blanchette. S'il perd son permis, il est limité dans ses possibilités d'emploi. Il est nerveux, ça peut avoir un impact sur sa vie.»

La Couronne propose plutôt une sentence suspendue, soit une probation de 18 mois et 100 heures de travaux communautaires. «Les critères concernant l'absolution inconditionnelle ne sont pas rencontrés ici», a plaidé Me David Saint-Georges, du ministère public.

Pourquoi ne pas faire oeuvre utile en mettant en garde les utilisateurs d'internet? «Ce genre de message est inapproprié et déplacé», a ajouté Me Saint-Georges.

Déprime

Me Blanchette a rétorqué que son client a déjà suffisamment pâti de ses gestes et «est affecté au niveau des émotions». «Il a perdu des amis. Il travaille dans le Nord, mais sa famille est ici.» Au moment des infractions, M. Gravel était «dans un état de déprime parce qu'il avait été mis à pied sous de faux prétextes depuis deux ans», à cause de ses activités syndicales.

«Il partageait beaucoup de nouvelles sur internet et il en a commenté. Il a reconnu que c'était tout à fait inadéquat.» Souffrant de bipolarité et de schizophrénie, il a repris le travail depuis.

En attendant sa sentence, il doit cependant respecter plusieurs conditions: prendre la médication recommandée par son médecin, ne pas posséder d'arme, ne pas publier de commentaires politiques sur internet, ni se rendre à l'Assemblée nationale ou près de Philippe Couillard.

Le juge Paul Dunnigan, de la Cour du Québec, doit rendre sa sentence à la fin octobre. L'accusé a un antécédent criminel: il a été reconnu coupable de possession simple de marijuana, en 2011, une infraction pour laquelle il a obtenu une absolution inconditionnelle.

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