Breton ne renonce pas à son salaire d'élu

En campagne électorale pour représenter Shefford à Ottawa... (photo archives La Voix de l'Est)

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En campagne électorale pour représenter Shefford à Ottawa sous la bannière libérale, le conseiller municipal Pierre Breton devrait-il renoncer à son salaire? Certains diront que oui. Mais le principal intéressé n'en est pas convaincu.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) En campagne électorale pour représenter la circonscription de Shefford à Ottawa sous la bannière libérale, le conseiller municipal de Granby, Pierre Breton, devrait-il renoncer à sa rémunération d'élu? Certains diront que oui. Mais le principal intéressé est convaincu du contraire.

«La décision a été réfléchie et c'est réglé. Je continue à être conseiller municipal en entier, sauf pour ce qui est de siéger au conseil», a déclaré hier Pierre Breton.

Un Granbyen, Pierre Albert Morin, s'interroge toutefois aujourd'hui dans «La Voix des lecteurs» (lire la lettre ici) sur le bien-fondé de cette décision. «Est-ce éthique de continuer à recevoir son chèque de conseiller alors qu'il s'occupe de sa campagne électorale?», relève-t-il.

Un questionnement que le candidat du Parti libéral a accueilli hier avec froideur. «M. Morin est président de l'Association du Bloc québécois dans Shefford. Qu'il écrive une lettre comme ça, ce n'est pas surprenant. C'est totalement politique», a réagi Pierre Breton.

Bien qu'il soit en campagne électorale, celui-ci affirme continuer à assumer ses fonctions de président de la Corporation commerciale et touristique de Granby et région, de même que de représentant de la Ville au sein du conseil d'administration du Zoo de Granby. Pierre Breton dit aussi continuer à travailler pour les résidants de son district. «Justement, je vais rencontrer un citoyen cet après-midi (hier). Mes fonctions de conseiller se poursuivent pour bien supporter mes citoyens», assure-t-il.

Ailleurs

M. Breton, dont la rémunération à titre de conseiller municipal s'élève à 31 947$ (allocation de dépenses incluse), affirme d'ailleurs être particulièrement actif au sein de Commerce et tourisme Granby et région ces temps-ci, car il participe à l'embauche d'un nouveau directeur général. Sylvie Vandal occupe actuellement ces fonctions par intérim. Membre du comité de sélection, Pierre Breton dit participer aux entrevues d'embauche. L'identité du candidat(e) choisi sera dévoilée d'ici quelques semaines, laisse-t-il savoir.

Le conseiller municipal de Granby n'est par ailleurs pas le seul élu à tenter de se faire élire dans le cadre de la présente élection fédérale. Le maire de Victoriaville, Alain Rayes, est aussi du lot. Et la question de sa rémunération a été soulevée récemment. Non seulement M. Rayes continue à toucher son salaire, mais celui du maire suppléant de Victoriaville a été majoré pour atteindre celui du maire. Ce qui a incité des citoyens à monter aux barricades.

Autre ville, autre scénario. À Shawinigan, le conseiller Jean-Yves Tremblay, candidat néo-démocrate dans Saint-Maurice-Champlain, a pour sa part annoncé en début de semaine qu'il remettra son salaire de conseiller durant la campagne électorale, l'équivalent d'environ 5500$, à la Ville de Shawinigan. L'ensemble du conseil municipal aura la responsabilité d'en disposer, a rapporté Le Nouvelliste.

Autre son de cloche

Pierre Breton, conseiller municipal à Granby depuis 2005, fait pour sa part valoir qu'il ne s'est «pas retiré à 100%» des affaires municipales. Aussi, il assure que la question de sa rémunération d'élu ne semble pas être un irritant auprès des citoyens. Au contraire.

«Mes concitoyens sont heureux que je continue à les représenter. Des commentaires comme celui de Pierre Albert Morin, je n'en ai pas eu un seul. Pas un seul. Ça ne fait pas partie de mon quotidien», tranche-t-il.

Ce n'est pas la première fois qu'un conseiller municipal de Granby tente de se faire élire à un autre ordre de gouvernement. Guy Gaudord a représenté le Parti libéral aux élections provinciales de 2012. Et il n'a pas renoncé à son salaire durant la campagne électorale. «Quand tu es élu conseiller municipal, tu l'es 24 heures sur 24. Quand tu fais du porte-à-porte pour une autre élection et que les gens ont des questions à te poser sur la Ville, ils le font pareil, même si tu n'es pas là pour ça», a fait valoir hier M. Gaudord, défait aux élections municipales de 2013.

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