Luc Fournier prend les rênes des Jeux équestres mondiaux

Luc Fournier prend la relève de Paul Côté... (photo La Tribune)

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Luc Fournier prend la relève de Paul Côté à la tête du COJEM.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Comme l'a dévoilé en primeur La Voix de l'Est en août, Luc Fournier dirigera le Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM). Le nouveau président, qui a notamment piloté les Jeux d'été du Canada présentés à Sherbrooke en 2013, entrera officiellement en poste le 21 septembre. La transparence est son cheval de bataille pour faire de l'événement à grand déploiement un succès.

«Le défi des Jeux équestres mondiaux est emballant. C'est un événement d'envergure internationale dans une communauté à l'échelle humaine. C'est le meilleur des deux mondes, et ça me plaît!», lance au bout du fil Luc Fournier. Question d'éviter toute «apparence de conflit d'intérêts», celui qui dirigera le COJEM a démissionné jeudi dernier de son poste de sous-ministre adjoint au ministère de l'Éducation, qu'il occupait depuis 2013.

Bien qu'il soit très enthousiaste à l'idée de donner le coup d'envoi des Jeux équestres mondiaux (JEM) à Bromont en 2018, M. Fournier est conscient que le sablier fait son oeuvre. «Je ne suis pas le dernier venu dans l'organisation de grands événements. J'en ai une douzaine à mon actif, souligne-t-il. Avec l'expérience, je sais très bien que trois ans, c'est serré pour mener un projet de cette ampleur.»

Mobilisation et transparence

Selon Luc Fournier, le succès des JEM réside principalement dans la volonté des gens d'endosser le projet. «Un des gros défis qu'on devra relever, c'est de faire en sorte que la population de la région, tant les gens d'affaires que les citoyens et les élus, se mobilisent pour faire avancer les choses. Il faut que les gens d'ici soient fiers que Bromont devienne le centre de mire dans le monde équestre. Sinon, ça ne fonctionnera pas!», fait valoir l'homme de 60 ans.

Et la transparence sera le moyen d'y parvenir, poursuit-il. «Malheureusement, je ne pense pas que la mobilisation ait été la première préoccupation [du COJEM] jusqu'ici. Il y a eu beaucoup de problèmes de liquidités financières pour lancer la machine. Je n'ai rien à cacher. La langue de bois, ce n'est pas mon genre. S'il y a quelque chose qui accroche, on va le dire et on va essayer de trouver une solution.»

En ce sens, le président du COJEM a l'intention de rencontrer les dirigeants de la Fédération équestre internationale (FEI) pour corriger le tir. «Est-ce que la FEI va nous donner un break? En ce moment, elle nous étouffe. [Les dirigeants] nous ont fait garantir cinq millions d'euros d'un coup. Pourtant, nous sommes des partenaires. Ça doit être possible d'étaler la somme sur plusieurs années ou qu'on nous fasse un prêt.»

Manège

Luc Fournier suit de près le dossier des JEM depuis le début. Il se dit conscient des inquiétudes soulevées récemment par les citoyens et les conseillers municipaux au sujet de la construction du manège équestre sur le site appartenant à la Ville. Idem pour le bail emphytéotique qui y est directement lié. «Je ne vois pas le fait que le bail emphytéotique a été reporté comme un refus. Les gens ont besoin d'être mieux informés et sécurisés. J'ai un mois pour convaincre les élus et la population du bien-fondé des Jeux et du manège. C'est une priorité.»

L'idée d'ériger un manège temporaire pour la tenue des JEM a été évoquée lors de la récente séance du conseil de Bromont. Est-ce une option envisageable?

«Prendre quelques millions pour faire un bâtiment temporaire et tout jeter ça à terre après les Jeux sans qu'il y ait un legs en terme d'infrastructures à la population, ce serait le pire scénario selon moi.»

Plan B

Selon Luc Fournier, la «tolérance à l'ambiguïté» est le nerf de la guerre dans l'univers événementiel. Avoir un plan B devient alors un incontournable à ses yeux.«Pour mener à bon port un projet comme les Jeux, on est toujours au bout de la corde en ce qui concerne les finances. Et c'est normal. Je sais que je vais travailler fort du début à la fin pour boucler le budget. Dans mon domaine, je ne carbure pas à l'argent, mais plutôt à la réussite. Le plan d'affaires [du COJEM] n'est pas parfait. Il y a des choses à réviser. Ça prend toujours une deuxième option, au cas où l'organisation a un rêve, mais que la réalité la rattrape. C'est facile de se faire avoir avec des "Nice to have", a-t-il dit, faisant le parallèle avec la cérémonie d'ouverture des Jeux prévue au Stade olympique. C'est mon travail de gestionnaire d'éviter de tomber dans le panneau. Si on n'a pas les moyens, il y a toujours une solution.»

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