Courir pour leucan récolte 9000$

C'est avec enthousiasme que les participants se sont... (photo Catherine Trudeau)

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C'est avec enthousiasme que les participants se sont prêtés à la séance d'échauffement, avant de s'élancer au signal de départ lancé par le petit Matias Bustos, un des deux porte-parole de la journée.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Ils étaient peut-être moins nombreux qu'au cours des deux années précédentes, mais le moral et la bonne humeur ont donné le ton à la 4e mouture de Courir pour Leucan. Environ 75 paires de marcheurs et de coureurs ont relevé ensemble le défi, qui a déménagé ses pénates dans les bois du Collège Mont-Sacré-Coeur, samedi.

Ce faisant, l'achalandage de l'activité était similaire à celui qu'elle avait généré à sa toute première occurrence, en 2012. Cette année-là, 20 000$ avaient été amassés alors qu'à peine 9000$ ont été réunis cette fin de semaine.

L'an dernier, la tenue de l'événement, en octobre, avait attiré 120 participants, qui avaient remis à l'organisme la somme de 13 500$. En 2013, l'événement avait été plus populaire et prolifique, avec 230 personnes et 26 000$ en poche.

Cette diminution marquée de l'achalandage et des recettes déçoit évidemment l'organisation, qui s'estime malgré tout satisfaite des résultats. «C'est sûr qu'il va falloir revoir la formule l'an prochain, indique Julie Coupal, chargée de projets, développement philanthropique pour Leucan Estrie. Il faut qu'il y ait plus de participants, parce que chaque participant amasse moins [qu'auparavant], c'est la situation à laquelle on fait face. Tout le monde est sollicité, la situation économique est difficile; on n'est pas les seuls dans ce cas-là. Mais 9000$, ce n'est pas rien non plus!»

Mais pour le fondateur de Courir pour Leucan, la situation est loin d'être un échec. «Ce n'est pas parce que ça n'attire pas plus de monde que ce n'est pas un succès, philosophe Serge Tremblay. L'important, c'est de créer un happening pour que les gens pensent à nous à l'année longue.»

«Il y a tellement de courses partout chaque fin de semaine, poursuit celui qui est aussi l'instigateur du Défi Têtes rasées et du Défi Ski 12 h, toujours au profit de Leucan, et qui a été nommé Bénévole de l'année du concours Gens de coeur. Ce qui me réjouit, c'est que Courir pour Leucan va bientôt devenir un événement provincial, et que les gens vont encore entendre parler de nous!»

Rappelons que Courir pour Leucan, autrefois connu comme le Défi 5 L, consiste à parcourir, à deux, un trajet de bout en bout pour symboliser l'accompagnement que procure l'organisme aux enfants atteints d'un cancer et à leur famille.

Enthousiasme et empathie

Une chose est sûre, ils n'étaient peut-être «que» 150, mais les participants étaient très heureux de prendre part à la bonne cause. Plusieurs se sont d'ailleurs dits éblouis par la beauté du nouveau site et par la vue qu'il offrait sur le mont Yamaska et la région.

C'est avec enthousiasme qu'ils se sont prêtés à la séance d'échauffement, avant de s'élancer au signal de départ lancé - fièrement - par le petit Matias Bustos, un des deux porte-parole de la journée.

La seconde, la jeune policière Élodie Ménard, a contribué en courant le trajet de 5 km en compagnie de son amoureux, Kevin Fontaine. La jeune femme, qui est officiellement guérie de son cancer lymphatique, n'a jamais manqué une course pour Leucan. «J'aime tellement ça! C'est le fun de sentir le soutien des gens. Même si je suis guérie, je suis heureuse de voir qu'il y a encore du monde qui est là pour ceux qui sont malades», affirme-t-elle.

C'est exactement le cas de Linda Cusson et d'Hélène Lussier, qui en étaient à leur première participation à Courir pour Leucan. «Pour moi, c'est une manière de donner aux enfants, explique la première. Dans le cadre de mon emploi [NDLR<saxo:ch value="226 128 137"/>: elle est fondatrice de Parents branchés, un service de coaching et de conseils pour intervenir auprès des enfants], je travaille avec les enfants et les parents. La course, c'est donc une autre manière de les accompagner et de les soutenir.»

En famille et en pensée

D'autres participants ont parcouru le trajet en famille, comme Lise Choinière et son fils Jérémie Forand. Se mesurant au nouveau Défi du Mont, un parcours un peu plus relevé pour les plus téméraires, le duo s'est avéré être un trio, puisque le petit Édouard prenait place à bord d'une poussette. «Je cours toutes les fins de semaine avec la poussette, je suis habitué, commente M. Forand. Et comme je vais plus rapidement que ma mère, ça me ralentit un petit peu!»

Celle-ci en était à sa troisième participation à Courir pour Leucan. «Je le fais parce que j'ai eu la chance d'avoir quatre enfants en santé», a-t-elle affirmé.

Enfin, Annic Gingras ignorait pour sa part qu'il fallait s'inscrire en paires. Qu'à cela ne tienne, la dame était accompagnée, en pensée, de sa nièce Chloé, pour qui elle a relevé le défi. La jeune fille est décédée le 15 mai dernier après près d'un an de lutte contre une leucémie. «J'ai fait beaucoup de 5 kilomètres [à la course], mais c'est sûr que celui-là, pour Leucan, c'est quelque chose, émotionnellement», confie-t-elle.

Courir pour Leucan sera de retour l'an prochain. Pour marquer le cinquième anniversaire, des surprises seront à prévoir.

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