Entente à l'amiable avec Michel Duchesneau : retour à la case départ

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Le promoteur Michel Duchesneau dit être en réflexion quant à la suite des choses.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Les conditions d'une entente hors cour survenue entre la Ville de Granby et Michel Duchesneau étant rejetées par les citoyens du secteur de la rue de Verchères, les procédures juridiques du promoteur, entreprises contre la Ville il y a quelques années, pourraient-elles être maintenues? L'éventualité n'est pas exclue.

«Le dossier va cheminer. Mais au moment où on se parle, on est à la case départ. À moins d'une nouvelle entente avec M. Duchesneau, on est devant un procès éventuel», a exposé hier le directeur général de la Ville, Michel Pinault.

Résumé de la situation: en juin dernier, La Voix de l'Est rapportait que la Ville et Michel Duchesneau s'étaient entendus dans le cadre d'un conflit qui les oppose depuis cinq ans au sujet de la préservation d'un cap de roc dans le développement des Jardins Quévillon. L'entente de principe prévoyait que le promoteur stoppe ses procédures en Cour supérieure. La Ville, elle, acceptait de modifier son règlement de zonage pour lui permettre de réaliser son développement tout en dynamitant une partie du cap de roc, avait expliqué le DG de la Ville. Les boisés étaient aussi protégés par le truchement du zonage, avait-il assuré.

Mais les citoyens du secteur se sont déplacés nombreux en juillet dernier pour signer le registre ouvert à l'hôtel de ville dans la foulée de la modification au plan de zonage. Le conseil municipal devait donc décider entre abandonner les procédures ou tenir un référendum sectoriel. Mardi soir, les élus ont décidé de ne pas décréter de référendum dans ce dossier.

«On peut sérieusement croire que les citoyens vont ressortir (s'il y a un référendum). On ne veut pas dépenser des sommes inutilement. Les gens de la rue de Verchères ont parlé», a commenté le maire Pascal Bonin, au terme de la séance du conseil municipal.

En réflexion

Par contre, le dossier continue, malgré tout, à cheminer, ont laissé savoir le maire Bonin et le directeur général de la Ville. «Comment ça va se finir, il est un peu tôt pour le dire publiquement. Mais il y a des échanges entre les parties», a affirmé Pascal Bonin. «Il pourrait y avoir la présentation d'un nouveau dossier au conseil municipal», a avancé Michel Pinault.

Oui, il y a eu des discussions, mais le «dossier n'a pas vraiment avancé», a pour sa part laissé tomber hier Michel Duchesneau. «La situation envisagée est pire que la précédente. C'est un peu déplaisant. On fait face à une expropriation déguisée. Et peut-être encore plus avec la nouvelle proposition», considère le promoteur.

Michel Duchesneau affirme ne pas comprendre la tournure qu'a prise le dossier et être en réflexion.

En juillet dernier, il avait attribué les craintes des citoyens de la rue de Verchères à de l'incompréhension. «Si la Ville maintient sa position de 2010, le développement va se faire pareil, avec le même nombre de maisons. La seule différence, c'est qu'il va y avoir des terrains de 300 pieds de profondeur d'un côté de la rue et de 100 pieds de l'autre. Avec l'entente, le conseil fait un développement plus harmonieux, permet de déplacer une rue et de faire des terrains de 200 pieds de chaque côté, avec des marges plus sévères», avait-il exposé.

Mais, dans les circonstances actuelles, un nouveau scénario devra vraisemblablement être élaboré pour dénouer l'impasse.

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