Modération de l'usage des freins moteurs : Brigham demande au MTQ d'agir

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La municipalité de Brigham souhaite que le MTQ installe des pancartes incitant les camionneurs à modérer l'utilisation des freins moteurs à l'approche d'un passage à niveau situé sur la route 139, entre le chemin Fordyce et le chemin Magenta.

photo Alain Dion

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Brigham) La municipalité de Brigham souhaite que le ministère des Transports du Québec (MTQ) installe des pancartes incitant les camionneurs à modérer l'utilisation de leurs freins moteurs à l'approche du passage à niveau situé sur la route 139, entre le chemin Fordyce et le chemin Magenta.

Le conseil municipal a formulé une résolution à cet effet, à l'assemblée publique du 1er septembre, après qu'un citoyen, Robert Baillargeon, eut déposé une plainte pour bruit excessif.

Puisque les camions transportant des matières dangereuses doivent forcément s'arrêter à chaque passage à niveau, les élus ne souhaitent toutefois pas instaurer une interdiction complète.

Le directeur général de Brigham, Jean-François Grandmont, parle plutôt d'une mesure de sensibilisation visant à réduire le bruit aux abords de la route 139. Qui plus est, le libellé non officiel de la résolution remis à La Voix de l'Est hier ne fait pas mention d'amendes ni de contraventions.

«Ça n'a pas lieu d'être»

En s'installant près du chemin de fer, Robert Baillargeon était bien conscient des risques de pollution sonore. Le passage des trains l'embête peu. Il en a cependant contre le boucan occasionné par les camions des compagnies pétrolières américaines circulant en provenance du Vermont.

Une fois que les poids lourds ont été vidés de leur cargaison, M. Baillargeon est d'avis que le système de freinage traditionnel au niveau des roues - beaucoup moins bruyant - suffirait à assurer un transport sécuritaire.

«Quand ils passent à 3 h du matin, qu'ils mettent les Jacob (frein moteur, NDLR) à peut-être 2500 pieds du chemin de fer pendant qu'ils sont vides, ça n'a pas lieu d'être. [...] Ils pourraient arrêter d'accélérer et commencer à breaker un kilomètre à l'avance», estime le Brighamois, qui dit être préoccupé par ce dossier depuis un an et demi.

«Quand ils passent au milieu de la nuit, les vitres shakent.»

attaquer le problème

Robert Baillargeon ne s'attend pas à obtenir une réponse satisfaisante de la part du MTQ, une entité qu'il qualifie «d'immuable». Et malgré la résolution adoptée, il estime que le conseil n'en fait pas assez.

M. Baillargeon persiste et signe: «Le coupable, c'est l'Américain». En s'adressant directement aux compagnies pétrolières qui circulent sur la route 139, «on pourrait régler 80% du problème», soutient-il.

Le Brighamois compte d'ailleurs recontacter le maire Normand Delisle afin qu'il fasse pression auprès d'elles.

 

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