Commission scolaire des Hautes-Rivières : la «relâche» est finie...

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Finies les vacances prolongées pour les quelque 18 550 élèves de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR), qui ont finalement repris le chemin des bancs d'école hier.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Paul-d'Abbotsford) Finies les vacances prolongées pour les quelque 18 550 élèves de la Commission scolaire des Hautes-Rivières (CSDHR), qui ont finalement repris le chemin des bancs d'école hier.

Rappelons qu'en février dernier, le Syndicat de l'enseignement du Haut-Richelieu (SEHR), qui représente 1600 enseignants, avait choisi de déplacer la relâche scolaire de mars à la fin août, entamant l'année scolaire une semaine plus tard qu'à l'accoutumée. Un moyen de pression devant lequel la commission scolaire n'a pas fléchi, adoptant le 24 mars suivant un calendrier scolaire sans semaine de relâche.

Par conséquent, les élèves de la quarantaine d'établissements de la CSDHR ont vécu leur rentrée une semaine après les autres. «La commission scolaire a maintenu son orientation de refuser toutes nos propositions», s'est contentée de commenter Jacinthe Côté, présidente du SEHR.

Même s'ils ont été invités hier à porter un chandail noir pour démontrer leur solidarité en cette première journée d'école, et que d'autres actions du même genre sont «à prévoir dans les prochaines semaines», les enseignants sont revenus au travail sans amertume, assure-t-elle. «On a passé un bel été, où tout le monde a pu profiter du soleil. On est plus reposés et il a fait super beau au cours des derniers jours. Les enseignants sont rentrés à l'ouvrage et on commence l'année avec la même fébrilité qu'à chaque début d'année scolaire», indique-t-elle.

Les parents divisés

La présidente de la commission scolaire, Andrée Bouchard, se montre un peu plus sceptique. Plusieurs parents auraient fait part de leur mécontentement à la commission scolaire, la semaine dernière. «À mon avis, ça a été un choix stratégique pour le syndicat, mais pas nécessairement pour la communauté, laisse-t-elle tomber. Toutes les commissions scolaires ont eu à négocier sur des conventions locales, mais nous sommes la seule qui n'a pas de semaine de relâche. Il y aurait eu moyen de s'entendre autrement. Heureusement, on a pu s'organiser.»

Les élèves ont en effet pu se rendre au service de garde dès la première semaine de septembre. «Ça s'est bien passé, ils ont quand même pensé aux enfants», indique un père de famille, dont deux enfants fréquentent l'école Micheline Brodeur, à Saint-Paul-d'Abbotsford.

Mais pour d'autres parents, qui n'ont pas utilisé ce service, la semaine dernière s'est révélée un véritable casse-tête. «C'était une belle semaine, mais rien n'était ouvert. Pas de zoo, pas de glissades d'eau, les autres avaient déjà tous recommencé l'école. La plus petite me disait: "c'est plate, tout le monde va être à l'école"», déplore Jade Aubin, rencontrée à la sortie des classes, hier.

«Pour nous, une semaine de plus avec le service de garde, ça ne change rien, allègue Jean-Sébastien Tremblay. On avait déjà fait nos activités d'été.»

«On avait prévu un voyage», renchérit sa conjointe, Émilie Tremblay. La mère de famille n'en veut pas à l'école ni à la commission scolaire, mais elle déplore qu'il faille revoir des plans organisés longtemps d'avance en raison d'un conflit dont les enfants ne devraient pas payer le prix.

Cas isolé?

La présidente de la CSDHR se veut toutefois optimiste et souhaite que des solutions permettront à tous de terminer l'année sans être épuisés. «Il va sans doute y avoir un soubresaut, en février, parce qu'on ne se rappellera pas qu'il faisait aussi beau pendant la "'relâche"', indique Mme Bouchard. La relâche, ça a toujours été le congé avant le dernier droit de l'année.»

«Je pense que les milieux vont s'organiser, poursuit-elle. Pâques est à la fin mars cette année. Peut-être que certains vont ajouter au congé une journée pédagogique mobile, si c'est nécessaire, pour en faire une pause intéressante.»

Plusieurs parents rencontrés hier espéraient que la situation revienne à la normale l'an prochain. «On entend dire que les professeurs sont écoeurés; ils n'auront pas de break en mars pour se reposer, et les enfants non plus», ajoute Mme Aubin.

La présidente de la CS espère qu'il s'agira d'un cas isolé. «On va déposer le calendrier scolaire 2016-2017 cet automne, et il comprendra une semaine de relâche», souligne-t-elle.

À la fin du mois, le syndicat se réunira pour tenir un vote de grève. Les membres détermineront à ce moment s'ils suivent le mouvement de mobilisation nationale.

Entre-temps, c'en est fini des négociations avec la commission scolaire. «On se concentre sur les négociations collectives au national, mentionne Jacinthe Côté. Là, c'est notre convention collective d'avant qu'on reprend, mais avec 27 éléments en moins. Ce sont les points sur lesquels on n'a pas réussi à s'entendre.»

 

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