Mobilisation pour la Route verte

Sydney Ribaux d'Équiterre, le Granbyen Michel Dessurault, le... (photo Alain Dion)

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Sydney Ribaux d'Équiterre, le Granbyen Michel Dessurault, le maire Pascal Bonin, Réjean Parent de l'Association des réseaux cyclables du Québec et Catherine Demers, attachée de presse du député François Bonnardel, ont lancé un mouvement de mobilisation pour la sauvegarde du programme d'entretien de la Route verte.

photo Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Le maire de Granby, Pascal Bonin, a lancé hier un vaste mouvement de mobilisation pour la sauvegarde du programme d'entretien de la Route verte. Il invite du même souffle la population des quatre coins du Québec à signer la pétition lancée la semaine dernière par l'organisme Équiterre.

«Cesser d'investir dans la Route verte, c'est comme perdre l'équilibre sur une bicyclette. Ça revient à tomber», a lancé le maire.

Celui-ci a ainsi réagi à la décision du gouvernement du Québec d'abolir le budget de 2,8 millions$ prévu pour l'aide à l'entretien de la Route verte, ce qui affecterait près de 55% du réseau.

Pas moins d'une cinquantaine de personnes - élus municipaux, représentants d'organismes, cyclistes et commerçants - ont assisté au point de presse organisé à deux pas de l'Estriade, un tronçon cyclable à l'origine de la Route verte il y a 25 ans. Le président de l'Association des réseaux cyclables du Québec, Réjean Parent, et le directeur général d'Équiterre, Sydney Ribaux, se sont également joints au groupe.

À ce jour, quelque 10 000 personnes ont déjà signé la pétition. Mais Pascal Bonin souhaite que ce nombre augmente en flèche. «Le message envoyé par cette décision du gouvernement, c'est que les saines habitudes de vie ne sont pas importantes», déplore le maire, qui qualifie «d'économies de bouts de chandelle» l'abandon du programme d'entretien de la Route verte.

Autre geste posé par la Ville: les élus adopteront une résolution mardi, lors de la séance du conseil, pour manifester leur appui au maintien du programme d'entretien de la Route verte.

Menacés

Pascal Bonin, qui a lui-même développé une passion pour le vélo, rappelle que la Route verte et ses 5000 km ont obtenu en 2008 la première position parmi les 10 plus belles véloroutes au monde, selon le National Geographic. «Ce n'est pas une petite route ordinaire», fait-il valoir.

Le président de l'Association des réseaux cyclables du Québec, Réjean Parent, a aussi dénoncé hier la décision du gouvernement du Québec. «L'impact se fait sentir de façon importante, principalement sur les tronçons en zone rurale, mettant ainsi en danger la pérennité de la Route verte», affirme-t-il. Selon lui, la Campagnarde, de Waterloo à Drummondville, et la Montérégiade, de Saint-Jean-sur-Richelieu à Farnham et Granby, pourraient être affectées.

Le rassemblement d'hier a réjoui le directeur général d'Équiterre, Sydney Ribaux. «Si les gens se mobilisent comme ça, ça veut dire qu'on touche une corde sensible», a-t-il commenté.

M. Ribaux croit aussi que le message envoyé par le gouvernement est «négatif». «Couper un si petit budget sur des milliards, c'est une aberration», dit le DG de l'organisme qui prône les moyens de transport écologiques. Équiterre espère recueillir au moins 20 000 signatures avec sa pétition.

Retombés

Pascal Bonin souligne que le réseau cyclable de la région génère des retombées économiques annuelles de 3,7 millions$, selon une étude réalisée par la MRC de la Haute-Yamaska, ce qui en ferait le deuxième attrait d'importance après le Zoo de Granby.

La MRC de la Haute-Yamaska, la Ville de Granby et Commerce et tourisme Granby et région ont par ailleurs investi près de 2,8 millions$ au cours des dernières années pour l'aménagement du quai flottant, le projet de Musée à ciel ouvert et l'asphaltage (actuellement en cours) de la piste cyclable, souligne M. Bonin. «À nous seuls, on a investi ce qu'on demande au gouvernement», relève-t-il.

C'est par ailleurs à la suggestion du professeur d'éducation physique du Cégep de Granby, aujourd'hui retraité, Michel Dessurault, que le maire a agi hier. M. Dessurault, superviseur des patrouilleurs bénévoles de la Corporation d'aménagement récréotouristique de la Haute-Yamaska, croit qu'il importe de contrer la volonté du gouvernement Couillard. Le vélo, comme l'activité physique, est, dit-il, «une façon de se ressourcer sur le plan mental et physique».

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