Transport scolaire «hors secteur» à Val-des-Cerfs : les frais grimpent de 50%

«C'est exagéré, dénonce Martin Dostie. La facture monte... (photo Janick Marois)

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«C'est exagéré, dénonce Martin Dostie. La facture monte tout le temps. Les commissions scolaires doivent-elles pomper toujours plus chez les parents?»

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) L'augmentation des frais pour le transport scolaire «hors secteur» fâche de nombreux parents, qui l'ont fait savoir à la commission scolaire du Val-des-Cerfs.

Martin Dostie est de ceux-là. Le père de famille de Granby dénonce la facture de 100$ qu'il doit acquitter pour que son fils puisse aller à l'école secondaire Joseph-Hermas-Leclerc (JHL), pourtant située à moins de cinq kilomètres de chez lui. L'an dernier, c'était 67$.

Il habite plus près de l'école que son ex-conjointe, où son fils de 14 ans habite aussi, mais elle n'a pas à payer ce frais puisqu'elle demeure dans le secteur désigné. «L'autobus de JHL passe au coin de chez nous, c'est ridicule», soupire le directeur technique de 40 ans.

«Je comprendrais si je l'envoyais à Massey-Vanier (Cowansville), mais là, je ne demande pas un service extraordinaire.»

Ce frais ne s'appliquait jadis qu'aux parents qui envoyaient leur enfant dans une autre ville. Depuis deux ans, la commission scolaire a élargi le concept de «hors secteur» pour inclure des divisions à l'intérieur même des municipalités.

Le montant demandé s'ajoute aux autres frais que M. Dostie doit payer pour l'école de son fils. Avec les frais de surveillance, d'art plastique et d'art dramatique, notamment, la facture s'élève à 265$, sans compter les fournitures scolaires.

«C'est exagéré, dit-il. La facture monte tout le temps. Je sais que les commissions scolaires reçoivent moins d'argent, mais doivent-elles pomper toujours plus chez les parents?»

Question d'équité

À Val-des-Cerfs, on reconnaît que la notion de «hors secteur» a été élargie en 2014-2015. Question d'équité, plus de gens y ont été assujettis, mais la facture avait été réduite de 250$ à 67$.

«Le montant a diminué proportionnellement, on n'a pas fait de gain au niveau budgétaire», dit Guy Tardif, directeur du service des technologies de l'information et de l'organisation scolaire.

«On a redistribué la dépense. Mais cette année, on n'investit plus dans ce service. C'est le principe de l'utilisateur-payeur.» Les coupes budgétaires en sont responsables, précise M. Tardif. Cette mesure touche présentement 1083 élèves de Val-des-Cerfs.

Plusieurs commissions scolaires agissent de même, dit M. Tardif. Certaines demandent aussi plus d'argent lorsqu'un élève débarque à une deuxième adresse, ce qui n'est pas le cas à Val-des-Cerfs.

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