Renvoyée par erreur chez elle : des moments d'angoisse pour une fillette

Alors qu'elle devait rester au service de garde... (photo Catherine Trudeau)

Agrandir

Alors qu'elle devait rester au service de garde de l'école Centrale, à Saint-Joachim-de-Shefford, jusqu'à ce que son père vienne la chercher, une jeune fille de maternelle a plutôt été retournée chez elle en autobus. Ses parents n'y étaient pas.

photo Catherine Trudeau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Saint-Joachim-de-Shefford) Une fillette de cinq ans de Saint-Joachim-de-Shefford se souviendra longtemps de sa première journée d'école. Anne (prénom fictif) est entrée à la maternelle à l'école Centrale, mardi, et y a vécu toute une mésaventure: l'enfant a été renvoyée par erreur chez elle en autobus, où personne ne l'attendait, alors qu'elle devait rester au service de garde jusqu'à l'arrivée de son père.

Une faute que ses parents jugent grave, même si la petite est toujours en un seul morceau. Tous deux affirment également ne pas avoir eu de réponses précises à leurs questions.

Croyant que la fillette, dont les parents préfèrent protéger l'identité, devait retourner par autobus à la maison après le premier bloc de service de garde, les intervenantes l'ont fait monter à bord. Le chauffeur d'autobus a posé des questions à sa jeune passagère, pour s'assurer qu'un de ses parents l'attendait. Elle aurait répondu par l'affirmative puisqu'elle pensait effectivement y trouver ses parents.

Rencontrée par La Voix de l'Est, la jeune élève de maternelle raconte qu'elle a marché jusqu'à la maison, 800 pieds plus loin. L'allée privée de la maison familiale est en effet très longue.

Elle a vu son chien et ses chats, heureux de la retrouver, puis s'est aperçue qu'aucune voiture n'y était garée.

Inquiète, elle s'est rendue à l'érablière à proximité pour vérifier si son voisin s'y trouvait. Devant l'absence de vie, elle a laissé son sac à dos aux couleurs de la Reine des neiges devant la maison et a remonté à nouveau l'allée, en pleurs.

«C'est ma voisine qui étendait son linge qui l'a entendue pleurer et qui est allée voir. Elle a vu ma fille assise à terre en pleurant, l'a prise sous son aile et l'a amenée chez elle, raconte la mère de famille. Elle a appelé le service de garde, mais le service n'a pas communiqué - sur le coup - avec nous.»

Long délai

Selon ses estimations, la petite Anne est arrivée à la maison vers 15 h 45. Un message a été laissé sur le répondeur du cellulaire du père une heure plus tard, cinq minutes avant l'arrivée de celui-ci au service de garde.

«Au service de garde, on lui a dit "on a fait une erreur, on l'a mise dans l'autobus". Mon mari a capoté. C'est là qu'on lui a dit que la voisine l'avait chez elle.»

Hier, la petite racontait son histoire avec détachement. Mais la veille, après la mésaventure, elle était loin, très loin même, de la trouver drôle.

 «Je lui parlais et je sentais dans sa voix qu'elle était à l'envers, que ça n'allait pas bien. Ça paraissait qu'elle avait trouvé ça dur», relate la maman.

L'absence de réponses et le fait que l'école fasse des vérifications après un tel incident, et non avant, met hors de ses gonds la mère de deux enfants. Son plus jeune entre à la maternelle l'an prochain et elle songe maintenant à prendre une semaine de vacances à cette période pour s'assurer de la sécurité de ses enfants.

Certes, sa fille n'a pas été blessée, elle ne s'est pas perdue et n'a pas été enlevée, mais «il aurait pu arriver n'importe quoi», lance-t-elle.

Le père se demande aussi quel genre d'encadrement ont les employés, à travers la paperasse et la rentrée. «Je pense que la procédure n'est pas adéquate, parce qu'elle n'a pas fonctionné», laisse-t-il tomber.

 

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer