Éducation : solidarité à la chaîne

Une quarantaine de personnes ont lié leurs mains... (photo Alain Dion)

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Une quarantaine de personnes ont lié leurs mains devant l'école primaire Eurêka, à Granby, pour protester contre les coupes en éducation.

photo Alain Dion

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Des chaînes humaines plus ou moins longues se sont étirées autour de plusieurs écoles de la commission scolaire du Val-des-Cerfs, hier.

Initiées via internet par l'organisme Parents contre l'austérité, ces réunions visaient à «protéger» les écoles et dénoncer les coupes en éducation annoncées par le gouvernement Couillard.

De 7 h 30 à 8 h, une quarantaine de personnes ont notamment lié leurs mains devant l'école primaire Eurêka, à Granby. Environ la moitié étaient des employés et des élèves, le reste des parents concernés.

«Si on ne répond pas aux besoins des jeunes, ça va nous coûter plus cher plus tard, a indiqué un participant, Dominic Pepin, enseignant en art dramatique au primaire. La société de demain, on la fait ici. Ce qu'on ne fait pas aujourd'hui, on va payer pour plus tard.»

Négociations

Québec veut augmenter la tâche des enseignants tout en coupant leur salaire. Les parties sont toujours en négociation et il n'y a pas d'avancée significative après une cinquantaine de rencontres. Entre-temps, les commissions scolaires doivent aussi composer avec des budgets réduits. Les services aux élèves (techniciennes en éducation spécialisée, psychologues, animateurs à la vie spirituelle, etc.) sont en réduction.

M. Pepin déplore l'attitude du gouvernement. «Dans une approche comptable, c'est une chose, mais la réalité, c'en est une autre», dit-il.

«Ça n'a pas de sens, ajoute Denis Lallier, un retraité de Sainte-Cécile-de-Milton. La société commence par l'éducation. Tout l'avenir est là. Pourquoi mettre des bâtons dans les roues des profs?»

Éducatrice spécialisée, Josée Laverdière souhaite que les élèves reçoivent les services nécessaires à leur réussite. «Les coupes, ça n'aide pas les enfants», dit-elle.

Sa collègue Anne-Marie Bergeron est du même avis. «Je trouve important de donner un enseignement de qualité aux enfants. En ne reconnaissant pas les heures faites par les enseignants, on ne permet pas aux enfants d'évoluer.»

Ailleurs

Environ 20 000 parents, élèves et employés ont ainsi manifesté devant quelque 270 écoles québécoises, hier. En Haute-Yamaska et dans Brome-Missisquoi, les écoles de l'Étincelle (Granby), Saint-François-d'Assise (Frelighsburg), Saint-Romuald (Farnham) et Saint-Vincent (Saint-Césaire) ont aussi accueilli des manifestants.

Le regroupement contre l'austérité avait aussi effectué des actions similaires le 1er mai et le 1er juin dernier dans huit régions du Québec. Quelque 8000 personnes y avaient participé.

Le dernier budget provincial prévoit des compressions de 350 millions de dollars pour l'année 2015-2016 dans le réseau de l'éducation.

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