Tourisme dans les Cantons-de-l'Est: une année exceptionnelle

L'industrie touristique connaît sa meilleure année, dans les... (photo Catherine Trudeau)

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L'industrie touristique connaît sa meilleure année, dans les Cantons-de-l'Est, depuis la crise économique américaine en 2008 et 2009. Le nombre de nuitées dans la région a augmenté de 12,4% de janvier à juillet.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) L'industrie touristique des Cantons-de-l'Est connaît sa meilleure année depuis la crise économique américaine en 2008 et 2009. La recette a plusieurs ingrédients qui fonctionnent, comme les innovations et les investissements faits par les différents acteurs de l'industrie.

«On a une excellente cuvée 2015», lance le directeur général de Tourisme Cantons-de-l'Est, Alain Larouche. En matière de location de chambres, les hôteliers ont connu une hausse moyenne de 12,4%. De janvier à juillet, 34 000 nuitées de plus ont été enregistrées, ce qui fait grimper le nombre de nuits passées dans la région par des vacanciers à 310 000, selon les chiffres officiels de Statistique Québec.

«C'est une très belle année. On n'a pas vu ça depuis la crise économique, c'est bon signe, laisse savoir M. Larouche. Et ça, c'est malgré qu'on ait le vent dans la face.» Le vent de front est dû à la météo, qui n'a pas été favorable au tourisme, surtout en mai et en juin, où la pluie s'est acharnée sur le Québec. Les touristes se sont faits moins nombreux, mais les réunions et congrès ont tout de même eu lieu.

Le mois de juillet a fait oublier ces semaines difficiles, en enregistrant une forte augmentation, et le mois d'août s'annonce aussi très bien (voir autre texte).

Fait étonnant, c'est que l'hiver glacial a été excellent pour le marché. Selon M. Larouche, il faisait beau, malgré le froid, ce qui a été favorable aux sports de glisse et de montagne. «Là encore, on a battu nos chiffres. Ça a paru dans l'hôtellerie aussi.»

«Ce qui est intéressant, c'est que le nombre de chambres a augmenté, mais des fois ça dépend des rabais. [Cette fois] pas du tout, parce que le tarif moyen des chambres a augmenté aussi dans le même ordre de grandeur, entre 15% et 20%. Il y a de la pression positive sur l'hébergement.»

Plusieurs raisons

Les facteurs du succès de cette année sont nombreux. Pendant la crise économique aux États-Unis, l'industrie touristique n'a pas jeté la serviette.

Tourisme Cantons-de-l'Est a su jouer sur l'amour que portent les Québécois pour la région. «Dans le vélo, on est la première région au Québec, dans la randonnée on est dans les premières régions au Québec. Ce qu'on a fait dans les dernières années, c'est d'organiser le tourisme gourmand. Les cafés de village, les créateurs de saveurs, les marchés publics... Tout ça fait que notre renommée en matière de destination gourmande est en train de s'établir solidement.»

L'organisme a aussi misé sur les campagnes publicitaires, qui ont fait leur chemin, que ce soit sur les ondes télévisuelles et radiophoniques, sur Internet ou sur les médias sociaux.

«On a fait des campagnes sur le marché américain, qui sont très stimulantes actuellement, évoque M. Larouche. Il y a une réaction très forte. Les mois d'août, septembre, octobre, ce sont de beaux mois pour le marché américain. On s'attend à une augmentation de la clientèle américaine dans les prochains mois.»

La saison des feuilles, comme on dit dans le jargon pour parler des couleurs d'automne, serait en effet une période courue par nos voisins du sud.

Le site Internet de Tourisme Cantons-de-l'Est a par ailleurs été travaillé pour rendre l'organisation d'un voyage dans la région plus aisée et les attraits plus faciles à trouver. Le moteur de recherche, par exemple, permet de trouver 140 propositions de randonnées.

Des investissements importants ont aussi été faits dans le parc hôtelier depuis la crise de 2008-2009 pour rénover les installations. Des attraits tels que le Zoo de Granby, le Parc aquatique Ski Bromont et les parcs nationaux - sans oublier les nouveautés comme Foresta Lumina à Coaticook - ont aussi innové au fil du temps en mettant de l'argent dans leurs infrastructures.

«C'est sûr que le facteur de la faiblesse du dollar canadien, ça a joué. Il y a plus de Québécois qui sont restés au Québec, mais c'est un facteur marginal», estime M. Larouche. Ce facteur dit-il fait partie de ceux qui demeurent incontrôlables, tout comme la météo.

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