«Burkini» à l'Amazoo : controverse sur les réseaux sociaux

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Une photo montrant une femme qui serait en train de se baigner dans la piscine à vagues de l'Amazoo habillée de ce qui semble être un burkini fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux depuis deux jours.

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Maxime Massé
La Voix de l'Est

(Granby) Une photo montrant une femme qui serait en train de se baigner dans la piscine à vague de l'Amazoo habillée de ce qui semble être un burkini fait beaucoup réagir sur les réseaux sociaux depuis deux jours.

L'image qui aurait été prise lundi a été partagée plus de 4000 fois sur Facebook, notamment sur la page officielle du Zoo de Granby. Plusieurs personnes ont accusé le Jardin zoologique d'offrir un accommodement raisonnable, rappelant qu'il est interdit de se baigner avec des vêtements qui ne collent pas au corps.

Certains sont même allés jusqu'à lancer un appel au boycottage du Zoo, déplorant une situation de deux poids deux mesures. D'autres ont plutôt pris sa défense, soulignant qu'il s'agissait d'un burkini fait du même tissu que les maillots de bain traditionnels et que la dame avait donc parfaitement le droit de se baigner ainsi vêtue.

«Sur la photo qu'on voit, ça me semble être un burkini. On ne voit pas très bien puisque c'est flou, mais si c'est un burkini, c'est simplement un maillot de bain pour les personnes qui ne veulent pas montrer le corps. C'est accepté dans tous les bassins aquatiques, autant ici qu'ailleurs», a indiqué hier le directeur des services clients du Zoo, Samuel Grenier.

M. Grenier rappelle que celui-ci est toléré au même titre que les wet suits et les chandails de baignade de style «Rashguard», qu'ils soient courts ou longs, puisqu'il s'agit dans tous les cas de vêtements faits de tissus synthétiques.

Les vêtements amples faits de fibre synthétique tels que le nylon, le polyester ou le spandex sont acceptés dans la rivière avec tube et les deux piscines à vagues, mais seulement avant une ligne noire peinte au sol (qui délimite quand l'eau devient trop profonde), puisqu'ils peuvent restreindre les mouvements. Un baigneur en détresse pourrait aussi s'y agripper, l'entraînant avec lui.

«Notre règlement est basé sur la position de la Société de sauvetage du Québec. Notre priorité au Zoo, c'est la sécurité. Pour cette raison-là, on demande aux gens de porter un maillot fait en fibre synthétique parce que ça n'absorbe pas l'eau. Ça ne devient pas plus lourd ou plus ample lorsque mouillé», a noté M. Grenier.

Le même règlement pour tous

N'ayant pas été témoin de la scène, il précise ne pas pouvoir se prononcer sur ce cas précis, étant donné la mauvaise qualité de la photo. À sa connaissance, personne n'aurait dénoncé la situation sur place avant que la photo n'aboutisse sur les réseaux sociaux.

«C'est sûr qu'il peut y avoir quelqu'un qui a eu le temps de rentrer un peu dans l'eau avant qu'il se fasse intercepter par rapport à ses vêtements», a-t-il néanmoins reconnu.

Quelqu'un portant du coton, par exemple un t-shirt, ne devrait pas s'aventurer dans la piscine à vagues, mais sa présence peut être tolérée dans le lagon et le bassin Booshike, destinés aux jeunes enfants, à condition que le vêtement en question n'entre pas en contact avec l'eau.

«Il ne faut pas que les vêtements se ramassent mouillés et que ça devienne un problème pour la personne», a résumé M. Grenier soulignant qu'il s'agit aussi d'une question d'hygiène.

Il affirme que les règlements sont clairs et qu'ils s'appliquent à tous de la même façon. «Il n'est pas question d'avantager ou de désavantager quelqu'un ou de discriminer qui que ce soit.»

Le directeur des services clients mentionne que ceux-ci ont été d'ailleurs rappelés à tous les sauveteurs à la suite de la publication de cette photo qui a fait tant jaser sur les réseaux sociaux.

«Ça a déjà été fait pour s'assurer qu'on soit le plus constant possible. C'est sûr qu'on travaille avec une équipe de 60 sauveteurs, mais on fait des briefings régulièrement pour leur rappeler ce qui est permis et ce qui ne l'est pas», a-t-il indiqué.

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