Un comité pour sauver PolyOne

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Le président du syndicat, Sébastien Bessette.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Une première étape pour sauver l'usine PolyOne de Granby a été franchie hier, avec la création d'un comité de relance formé de plusieurs acteurs des milieux syndical, industriel, politique et économique ayant à coeur l'avenir d'une des plus vieilles usines de Granby.

Selon nos informations, environ une douzaine d'intervenants, dont le président du syndicat de PolyOne, l'attaché politique de François Bonnardel, François Lemay, des représentants du gouvernement du Québec, de Granby Industriel de même que d'Investissement Québec et d'Emploi Québec, entre autres, se sont donné rendez-vous en après-midi au Centre d'innovation et de technologies industrielles de Granby.

Le comité, dont le travail est somme toute encore embryonnaire, aura pour mandat d'évaluer les différentes possibilités qui permettraient de garder l'usine de plastique de Granby en activité.

Des pourparlers devraient avoir lieu avec des représentants de l'entreprise, dont le siège social est situé en Ohio, pour évaluer l'ouverture de PolyOne à vendre certains des équipements et infrastructures en place à de potentiels investisseurs.

Selon le président du syndicat, Sébastien Bessette, la relance de l'entreprise est plus que possible. «PolyOne se dirige vers une stratégie de polymère très spécialisée et nous, on est excellents dans l'extrusion, explique-t-il. Les employés ont en moyenne 24 ans d'ancienneté. On a des gens qui sont capables de faire du développement, on a des bases solides. La qualité de notre travail est exemplaire et reconnue.»

Rencontre prometteuse

Certains des intervenants interpellés par La Voix de l'Est ont indiqué que la rencontre a été des plus constructives, et semble prometteuse pour la suite des choses.

«Il y a eu un ton très positif et proactif, confie François Lemay, attaché politique de François Bonnardel. Tout le monde a mis la main à la pâte et travaille pour le même objectif. Il y a une réelle possibilité que les astres s'alignent.»

«On sort de là avec des choses à faire, indique pour sa part Patrick St-Laurent, directeur général de Granby Industriel. Il y a des actions qui vont être faites auprès de certaines personnes pour accélérer le processus, voire dégager des opportunités. Si l'entreprise accepte de se départir de ses équipements pour une relance potentielle, ça pourrait nous donner l'occasion de regarder qui pourrait nous aider, comment, etc.»

Tous présents... sauf le fédéral

Sébastien Bessette se dit ravi de pouvoir compter sur le soutien d'autant d'acteurs et d'organismes prêts à l'épauler pour conserver les quelque 70 emplois menacés par la fermeture de PolyOne, prévue d'ici deux mois.

«Je suis content de l'appui de tout le monde, commente-t-il. Les gens rencontrés vont tout mettre en commun pour réussir à garder l'usine [en activité]. Ils y voient tous un intérêt, le potentiel qu'elle a, la clientèle aussi, et notre expertise.»

«Patrick St-Laurent et son adjoint Éric Tessier ont été un des plus gros appuis depuis l'annonce. Ce sont eux qui ont réuni tous les intervenants et ils travaillent très fort», a-t-il renchéri.

Il manquait toutefois selon lui un acteur à la table de concertation. «Ce qui me déçoit, c'est l'absence du fédéral. On est supposés avoir des candidats qui veillent à nos intérêts. On n'a pas eu un appel de leur part. Ils sont où ces gens-là?» demande-t-il.

Le comité devrait se rencontrer dans une dizaine de jours pour faire un suivi et déterminer la suite des choses.

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