Délit de fuite à Granby : le fuyard et le bon Samaritain recherchés

Stéphane St-Onge se remet des blessures qu'il a... (photo Janick Marois)

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Stéphane St-Onge se remet des blessures qu'il a subies le 17 juillet dernier.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Poignet fracturé. Ménisque déchiré. Victime d'un délit de fuite alors qu'il se promenait en patins à roues alignées, le Granbyen Stéphane St-Onge demande au conducteur qui l'a happé de se rapporter aux autorités. Le service de police de Granby est également à la recherche du bon Samaritain qui lui a porté secours dans l'espoir de faire progresser l'enquête.

Le père de famille se rendait aux bureaux de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), le 17 juillet en après-midi, lorsque sa promenade a viré au cauchemar. Le patineur roulait dans la rue Évangéline, près de l'intersection de la rue Saint-Jude, lorsqu'une voiture noire l'a heurté.

«Il y a un véhicule F-150 qui était stationné à l'arrêt. J'avais de l'espace pour passer. Il y avait un véhicule en arrière de moi que je ne trouvais pas important, mais plus ça allait, plus le véhicule me tassait vers le trottoir, a-t-il raconté en conférence de presse sur les lieux du délit de fuite. J'ai cogné sur le hood de la personne pour l'avertir que j'étais là et elle a réagi en donnant un coup de volant. J'ai décollé vers la droite, ensuite j'ai revolé dans les airs et je suis tombé sur mon bras gauche.»

Le conducteur du camion pick-up immobilisé à l'intersection lui a aussitôt porté secours. Même s'il était blessé, Stéphane St-Onge lui a demandé de le conduire à la SAAQ.

Pourquoi ne pas avoir plutôt fait appel aux secouristes?

«Je pense que c'est l'adrénaline», dit-il.

En arrivant sur place, Stéphane St-Onge s'est évanoui. Les employés de la SAAQ ont alors avisé les policiers et ambulanciers. Le père de quatre enfants souffre d'une fracture du poignet gauche. Une plaque métallique remplace désormais son radius. «J'ai une plaque stable et non amovible. Je vais donc avoir des restrictions pour le restant de mes jours», précise celui qui travaille comme cuisinier dans un restaurant de Granby.

Il est également en attente d'une chirurgie pour la déchirure de son ménisque gauche. Ses blessures l'empêchent de travailler pour le moment.

Au moment de la collision, il ne portait pas de casque, ce qui aurait pu entraîner des conséquences encore plus fâcheuses. «Je dis à tout le monde d'en porter un. C'est complètement ridicule de ne pas avoir porté de casque. Je me suis cogné la tête à trois reprises. J'aurais pu avoir une commotion cérébrale solide», dit l'homme âgé de 45 ans.

Enquête policière

M. St-Onge a accepté de raconter son histoire aux médias dans l'espoir que le chauffeur qui l'a heurté se rende aux autorités policières. «Je lui demanderais, si elle se souvient de moi, d'appeler au poste de police pour qu'on puisse régler ça le plus vite possible parce qu'on va vous rechercher d'une manière ou d'une autre», a-t-il lancé.

«Je trouve ça déplorable parce qu'on a tous la responsabilité d'immobiliser notre véhicule lors d'un accident pour savoir si la personne est en état de repartir ou si elle a besoin de soins. Ce que la personne n'a pas fait», enchaîne-t-il.

Les policiers demandent également au bon Samaritain qui a porté assistance à la victime de se manifester, puisqu'il est considéré comme un témoin important. «Il pourrait nous donner plus d'informations sur la voiture», indique Guy Rousseau, porte-parole du Service de police de Granby.

 

Toute personne qui possède de l'information peut contacter l'enquêteur Martin Daigle au 450-776-8333 poste 3611 ou Échec au crime au 1-800-711-1800.

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