Retrait de milliers de tonnes de sédiments : étude d'impact sur le lac Waterloo

Une étude d'impact sur le retrait des sédiments... (photo Alain Dion)

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Une étude d'impact sur le retrait des sédiments du lac Waterloo sera lancée par les Amis du bassin versant du lac Waterloo. L'organisme espère pouvoir entreprendre les travaux pour retirer les sédiments en 2017.

photo Alain Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Waterloo) L'objectif de revitaliser le lac Waterloo franchira une nouvelle étape avant la fin de l'année avec la production d'une étude d'impact sur le retrait éventuel de milliers de tonnes de sédiments du plan d'eau. Il s'agit de la quatrième étape d'un plan en comptant sept mis au point par les Amis du bassin versant du lac Waterloo et la Ville pour freiner l'eutrophisation du lac.

Dès la semaine prochaine, Isadora Tremblay, une étudiante à la maîtrise en biologie de l'Université de Sherbrooke, entreprendra le travail pour déterminer quels seraient les impacts sur la flore et la faune de travaux menés dans le lac Waterloo pour en réduire la quantité de sédiments chargés de phosphore. Tout au long de son travail, des représentants du ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques seront tenus au courant des démarches et des résultats, souligne Richard Morasse, président des ABVLW. «On doit travailler de près avec les gens du Ministère. On veut être certains qu'on travaille avec les bons critères et les paramètres et qu'on pourra répondre à leurs questions ou demandes tout au long de l'exercice», a-t-il expliqué en entrevue hier matin.

Cet échange d'information en temps réel avec le MDDELCC devrait faciliter l'obtention par les ABVLW, le temps venu, d'un certificat d'autorisation pour mener des travaux dans le lac Waterloo, pense M. Morasse. «On veut mettre toutes les chances de notre côté», dit-il.

L'organisme sans but lucratif a prévu un budget de 170 000$ pour réaliser cette étude d'impact.

Parallèlement au travail de Mme Tremblay, les ABVLW ont retenu les services de la firme Stantec pour calculer le facteur de récupération du lac Waterloo, soit le volume de sédiments que le lac peut absorber et éliminer lui-même. Ce facteur connu, les experts pourront concevoir des scénarios des quantités de sédiments à retirer et comment procéder. «On va essayer de trouver à partir de quels moyens et à quelle vitesse on peut procéder», indique Pierre Legault, l'ingénieur chargé du projet.

Le gros du travail consistera à analyser des données amassées ces dernières années, a dit M. Legault. À ce chapitre, les informations sont nombreuses. «Les Amis du bassin versant ont tellement bien documenté leur lac qu'on a de bonnes données avec lesquelles travailler.»

Les ABVLW souhaitent que les travaux pour retirer les sédiments du lac soient entrepris en 2017. Des demandes de subventions seront acheminées aux différents paliers gouvernementaux ainsi qu'à des fondations privées, a souligné M. Morasse. Il cognera également aux portes des municipalités de la MRC de la Haute-Yamaska. «Le lac Waterloo est un lac de tête. Si on l'améliore, tout le monde va en profiter plus bas. On aimerait que les municipalités concernées embarquent avec nous. On a besoin d'elles.»

Que faire des sédiments?

Les sédiments n'ont pas encore été retirés du lac qu'une réflexion s'amorce sur leur utilisation. Un partenariat avec l'Université de Sherbrooke est en pourparlers pour trouver un «débouché», selon l'expression de M. Morasse. L'entente avec l'institution universitaire devrait permettre de mettre au travail cinq étudiants pour qu'ils trouvent quoi faire des milliers de tonnes de sédiments qui se trouvent au fond du lac. La filière agricole pourrait représenter une solution, pense le président de l'organisme.

Ces travaux s'échelonneront d'ici la fin du printemps.

La concertation demeure le mot d'ordre des ABVLW. Sur ce point, M. Morasse n'abandonne pas l'idée de convoquer d'autres groupes environnementaux de la région et comités de citoyens autour de la question de la santé des cours d'eau dans le bassin versant de la rivière Yamaska. Il avait fait le souhait en mai dernier, au terme des consultations publiques sur l'avenir du lac Boivin à Granby, que tous ces groupes forment une coalition citoyenne afin de faire front commun pour faire pression sur les municipalités et les gouvernements pour qu'ils injectent des fonds pour améliorer les cours d'eau.

Le front commun devra attendre un peu, a-t-il dit. «On en a pas mal déjà dans notre assiette. Mon conseil d'administration me demande de nous concentrer sur ça pour le moment. Mais on va y revenir», promet-il.

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