Bras de fer autour des Jardins Quévillon à Granby

Des citoyens sont revenus à la charge en... (photo Janick Marois)

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Des citoyens sont revenus à la charge en séance du conseil concernant le projet immobilier des Jardins Quévillon.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le dossier du projet immobilier des Jardins Quévillon a monopolisé une bonne partie de la première période de questions de la séance du conseil de Granby, hier soir, donnant lieu à des échanges parfois musclés entre le maire Pascal Bonin et des citoyens.

Celui-ci a mentionné à plusieurs reprises aux différents citoyens venus au micro qu'il ne comprenait pas pourquoi une soixantaine de personnes avaient décidé de bloquer par registre la modification au plan de zonage au coeur d'une entente hors cour survenue entre la Ville et le promoteur Michel Duchesneau. «J'ai l'impression qu'on essaie de s'accrocher pour dire non au projet alors qu'il n'y a rien pour dire non», a répondu M. Bonin à Clément Roy, qui critiquait le manque d'harmonie entre le projet immobilier et les quartiers voisins.

«Je vais ouvrir mon jeu. Ce que j'ai entendu des gens qui sont allés voter, c'est que si la Ville allait dans un procès, ça permettrait aux gens de garder le bois plus longtemps (pour aller s'y promener)», a lancé le maire.

Rappelons que lorsque La Voix de l'Est avait tenté de connaître les raisons qui menaient les opposants à apposer leur signature dans le registre pour bloquer la modification, personne n'avait voulu s'expliquer.

Des critiques

En réponse à une lettre qui lui est parvenue il y a quelques jours, le maire a refusé de tenir une nouvelle séance d'information sur le sujet dans les prochaines semaines, puisqu'une première a déjà eu lieu, conformément à la loi. Cependant, à peu près personne ne s'y était rendu.

«Quand la Ville fait une soirée publique d'information, c'est publié. C'est dans la loi. Si aucune personne ne s'y présente, ce n'est la faute d'aucun membre du conseil, c'est aux gens de s'informer. Dans les journaux, c'est paru à plusieurs occasions, a souligné le premier magistrat. Et là, vous voudriez qu'on organise encore une rencontre?»

Mauvaise transmission d'informations, maisons unifamiliales de trois étages (jugées trop imposantes), craintes que le sommet du cap rocheux soit déboisé, le conseil municipal a dû faire face hier soir à plusieurs critiques. Le maire Bonin a toutefois soutenu que les citoyens étaient gagnants dans l'entente conclue avec le promoteur Duchesneau, soulignant notamment qu'une bande d'arrières lots de 20 mètres de large avait été négociée, de même que la conservation de 50% de l'environnement naturel. La rue serait aussi recentrée, permettant un lotissement mieux équilibré.

«Vous savez qu'il y a une poursuite qui peut arriver où il y a 800 000 $ en jeu? Je ne vois pas pourquoi la population dirait non à un projet, fait-il valoir. Demain matin, [M. Duchesneau] pourrait monter des maisons et ça serait moins avantageux que ce que le conseil a mis sur la table pour la population.»

Décision reportée

Le certificat de registre a été déposé au conseil, hier. Sur les 205 personnes habiles à voter, 60 personnes ont signé le registre, alors que 31 signatures étaient requises pour bloquer le projet.

Le conseil n'a cependant pas tranché hier s'il abandonnait la modification contestée au plan de zonage, ou s'il déclenchait un référendum sur la question.

 

La décision est reportée à la prochaine assemblée publique, le 8 septembre.

Des citoyens sont revenus à la charge en séance du conseil concernant le projet immobilier des Jardins Quévillon. - Photo Janick Marois

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Bras de fer autour des Jardins Quévillon

 

 

Cynthia Laflamme

cynthia.laflamme@lavoixdelest.ca

GRANBY - Le dossier du projet immobilier des Jardins Quévillon a monopolisé une bonne partie de la première période de questions de la séance du conseil de Granby, hier soir, donnant lieu à des échanges parfois musclés entre le maire Pascal Bonin et des citoyens.

Celui-ci a mentionné à plusieurs reprises aux différents citoyens venus au micro qu'il ne comprenait pas pourquoi une soixantaine de personnes avaient décidé de bloquer par registre la modification au plan de zonage au coeur d'une entente hors cour survenue entre la Ville et le promoteur Michel Duchesneau. «J'ai l'impression qu'on essaie de s'accrocher pour dire non au projet alors qu'il n'y a rien pour dire non», a répondu M. Bonin à Clément Roy, qui critiquait le manque d'harmonie entre le projet immobilier et les quartiers voisins.

«Je vais ouvrir mon jeu. Ce que j'ai entendu des gens qui sont allés voter, c'est que si la Ville allait dans un procès, ça permettrait aux gens de garder le bois plus longtemps (pour aller s'y promener)», a lancé le maire.

Rappelons que lorsque La Voix de l'Est avait tenté de connaître les raisons qui menaient les opposants à apposer leur signature dans le registre pour bloquer la modification, personne n'avait voulu s'expliquer.

Des critiques

En réponse à une lettre qui lui est parvenue il y a quelques jours, le maire a refusé de tenir une nouvelle séance d'information sur le sujet dans les prochaines semaines, puisqu'une première a déjà eu lieu, conformément à la loi. Cependant, à peu près personne ne s'y était rendu.

«Quand la Ville fait une soirée publique d'information, c'est publié. C'est dans la loi. Si aucune personne ne s'y présente, ce n'est la faute d'aucun membre du conseil, c'est aux gens de s'informer. Dans les journaux, c'est paru à plusieurs occasions, a souligné le premier magistrat. Et là, vous voudriez qu'on organise encore une rencontre?»

Mauvaise transmission d'informations, maisons unifamiliales de trois étages (jugées trop imposantes), craintes que le sommet du cap rocheux soit déboisé, le conseil municipal a dû faire face hier soir à plusieurs critiques. Le maire Bonin a toutefois soutenu que les citoyens étaient gagnants dans l'entente conclue avec le promoteur Duchesneau, soulignant notamment qu'une bande d'arrières lots de 20 mètres de large avait été négociée, de même que la conservation de 50% de l'environnement naturel. La rue serait aussi recentrée, permettant un lotissement mieux équilibré.

«Vous savez qu'il y a une poursuite qui peut arriver où il y a 800 000 $ en jeu? Je ne vois pas pourquoi la population dirait non à un projet, fait-il valoir. Demain matin, [M. Duchesneau] pourrait monter des maisons et ça serait moins avantageux que ce que le conseil a mis sur la table pour la population.»

Décision reportée

Le certificat de registre a été déposé au conseil, hier. Sur les 205 personnes habiles à voter, 60 personnes ont signé le registre, alors que 31 signatures étaient requises pour bloquer le projet.

Le conseil n'a cependant pas tranché hier s'il abandonnait la modification contestée au plan de zonage, ou s'il déclenchait un référendum sur la question.

La décision est reportée à la prochaine assemblée publique, le 8 septembre.

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