Voir naître des étoiles

Depuis qu'elle a fait ses premiers pas au... (photo Alain Dion)

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Depuis qu'elle a fait ses premiers pas au Festival de la chanson , l'année du triomphe de Lynda Lemay, Marielle Dutilly a occupé toutes les fonctions attribuées aux bénévoles. La voilà maintenant responsable des bénévoles qui accueillent les spectateurs au Palace.

photo Alain Dion

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Marielle Dutilly est bénévole au Festival international de la chanson de Granby pour une 26e année. Pour elle, l'événement ne comporte plus de secrets, que de belles surprises.

Depuis qu'elle y a fait ses premiers pas, l'année du triomphe de Lynda Lemay, Mme Dutilly a occupé toutes les fonctions attribuées aux bénévoles. La voilà maintenant responsable des bénévoles qui accueillent les spectateurs au Palace. «Je sais ce qu'il en est, autant pour le travail en avant-scène qu'en arrière-scène. Ça va de responsable du stationnement à responsable des places, explique-t-elle. Il faut toujours être à l'affût des demandes des spectateurs et pouvoir gérer la situation s'il y a un pépin.»

Qu'il oeuvre à l'avant-scène ou dans les coulisses, le rôle du bénévole reste essentiellement le même: veiller à ce que tout se déroule bien pour les personnes dont il a la responsabilité. «Il faut que l'expérience soit positive», dit-elle simplement. À l'avant-scène, «il faut créer un accueil, mais aussi une certaine intimité, pour que les gens passent une soirée extraordinaire», ajoute Mme Dutilly.

Il n'est d'ailleurs pas rare que les soirs de concours donnent lieu à de chaleureuses retrouvailles entre spectateurs et bénévoles. «J'ai des gens qui viennent depuis vingt ans, note la dame. À Granby, ce n'est pas comme un spectacle où tu t'amènes anonyme.»

À l'arrière-scène, les bénévoles doivent être à l'écoute des besoins des participants en leur apportant des accessoires, en réparant un vêtement, mais aussi en gérant l'accès aux loges. «Certains artistes ont besoin d'être dans leur bulle avant une performance», note Marielle Dutilly qui, le reste de l'année, est très impliquée au sein d'une chorale, dont elle fait partie du conseil d'administration. Elle offre aussi de son temps au centre d'action bénévole. «Mais j'essaie aussi de m'accorder du temps pour moi», insiste-t-elle. Gageons que pour cette passionnée de musique, le Festival constitue l'occasion de joindre l'utile à l'agréable...

Coups de coeur

Ils ne sont peut-être pas payés, mais les bénévoles retirent néanmoins certains avantages à offrir quelques heures à l'organisation, à commencer par la rencontre avec de futures stars.

Selon Marielle Dutilly, le plus grand privilège est d'assister à la naissance d'étoiles telles les Lynda Lemay, Jean Leloup, Isabelle Boulay et Pierre Lapointe, au tout début de leur parcours. «On est les premiers à voir les futurs artistes et on peut dire qu'on les a connus pendant le festival!», se félicite l'enseignante à la retraite.

Impossible de pointer des artistes fétiches, tellement elle en a vu passer sur les planches du Palace au fil des années. «Chaque année, j'ai de nouveaux coups de coeur! dit-elle. Les finalistes sont gentils, ils sont polis et généreux. Ce sont des gens qui aiment vraiment la chanson francophone, et qui s'investissent beaucoup. Ils ne se prennent pas pour d'autres... encore!»

Mais la plus belle reconnaissance à ses yeux, c'est de voir son engagement reconnu. «Les bénévoles, ce sont des gens de coeur, note-t-elle. Quand on les remercie pour leur bon travail, ça fait vraiment plaisir, parce qu'il y en a qui ne comptent pas leurs heures. Il y en a qui sont là six soirs par semaine et qui prennent même leurs vacances pour être au Festival!»

Cette année, le Festival international de la chanson de Granby a recruté pas moins de 107 de ces gens de coeur. Et l'organisation pourra encore compter sur Mme Dutilly l'an prochain, car celle-ci n'a pas l'intention d'arrêter de sitôt. «On y va une année à la fois, mais j'aime encore trop ça pour penser arrêter!» lance-t-elle, bon enfant.

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