Voyage à travers les âges

Les premiers à se jeter à l'eau ont... (photo Julie Catudal)

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Les premiers à se jeter à l'eau ont été les membres de la formation Big Balade, pieds nus sur scène.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Après deux soirées de demi-finales, on peut dire que la glace est brisée pour les participants au Festival international de la chanson.

Elle l'est aussi pour l'auteure de ces lignes, qui se demandait bien comment elle ferait pour raconter toutes ces étapes préalables à la grande finale sans tomber dans la redondance. Eh bien, force est d'admettre que la diversité des talents qui nous ont été présentés jusqu'à maintenant a facilité le travail.

Hier soir au Palace, six nouveaux prétendants au prestigieux titre de lauréat ont tenté de séduire les juges sur scène. Et c'est à un véritable voyage à travers les âges qu'on a eu droit.

Les premiers à se jeter à l'eau ont été les membres de la formation Big Balade, pieds nus sur scène. Le groupe d'Ottawa au look hippie est venu à Granby pour faire la fête avec le public, avec un répertoire aux influences très soul, funk et hip-hop. Juste assez groovy pour décoller le bas du dos de la chaise et taper du pied sans même s'en rendre compte. Le sextet, auteur de la chanson thème du 400e anniversaire de présence francophone en Ontario, aura eu le mérite de nous transporter à une autre époque et dans un autre monde - le leur, le temps de trois chansons.

Ce fut ensuite au tour de Joanie Roussel de tenter sa chance. Avant même de monter sur scène, la résidante de Sainte-Thérèse avait une feuille de route bien garnie. Lauréate du gala Révélation et membre du top 50 de l'émission Canadian Idol en 2008, la chanteuse, qui s'est fait remarquer non pas une, mais deux fois à La Voix, a également gagné un prix d'interprétation au Festival de Saint-Ambroise.

Tout autant d'expériences qui ont mené la jeune femme hier soir à Granby pour une prestation qui est passée d'un extrême à l'autre, sortant d'abord les griffes pour interpréter une chanson «au nom de toutes les frustrées»; puis vulnérable et déterminée pour rendre Trop forte de Maurane; enfin légère et sensible pour la finale. Bref, «un ange cornu», comme l'a décrite l'animateur Matthieu Girard. La brune a quitté la scène sous un tonnerre d'acclamations.

Comme l'ont fait Vincent Roberge et Joey Robin Haché lors des deux premières soirées, Monsieur Raph s'est démarqué du lot en nous présentant quelque chose de différent, terminant en beauté la première partie de la demi-finale.

 Avec son banjo et ses guitares, ce musicien vagabond nous a fait voyager le long des chemins de fer qui le fascinent tant. L'artiste autodidacte franco-canadien possède un grain de voix et un accent particuliers qui le distinguent des autres. On entendra encore parler de lui, c'est certain.

Danse de l'écureuil et néo-trad

Au retour de l'entracte, c'est Juulie Rousseau, de Saint-Antoine-de-Tilly, qui a fait montre de son savoir-faire. Citoyenne du monde, mûrie par ses voyages autour du globe, Juulie - oui, avec deux u - a eu tôt fait d'émouvoir l'assistance avec ses chansons, qui racontent des histoires d'ici et d'ailleurs. Celle qui, en 2010, avait remporté les honneurs dans la catégorie interprète au Festival de la chanson de Petite Vallée chante en plusieurs langues, notamment en langue innue et en attikamek.

Intermède loufoque: sur invitation du maître de cérémonie, les spectateurs du Palace ont été invités à faire la danse de l'écureuil, vidéo à l'appui. Un moment des plus comiques que de voir des centaines de personnes se dandiner sur des airs d'harmonica et de percussions.

Ancienne participante de Jamais trop tôt, le volet jeunesse du Festival, également couronnée des Accros de la chanson, Chloé Breault a entonné trois de ses titres, dont Dans mon pot Mason qui lui a valu le prix SOCAN de la chanson dans le cadre du 46e Gala de la chanson de Caraquet.

N'eût été une certaine innocence qu'elle dégage et sa voix cristalline, on pourrait facilement oublier le jeune âge de la résidante de Bertrand, au Nouveau-Brunswick, qui a tout juste 19 ans. Fait à noter, la chanson qu'elle avait interprétée dans le cadre de Jamais trop tôt l'an dernier, L'été qui recommence, envahit les ondes de Rouge FM jusqu'à la fin du mois, la jeune femme ayant été nommée talent à découvrir du mois d'août.

Chandail de loup a clôturé la demi-finale en donnant à la soirée des airs de veille Nouvel An. Dans le foyer du Palace, ça dansait le rigaudon, ce n'est pas peu dire...

Le duo de Lachine formé par Florence Payette et Louis-Philippe Dupuy pige allègrement dans le terroir québécois, lanternes, casque de poil et veston carreauté en prime. Des airs d'antan, mais avec des textes modernes sur des réalités d'aujourd'hui, doublés d'un peu, sinon de pas mal d'humour. Du trad moderne, quoi. Ça plaît beaucoup, et ça démontre que c'est possible de faire du tout neuf avec du vieux.

La soirée s'est terminée au rythme des succès d'Antoine Lachance, qui s'était rendu en finale du festival pas plus tard que l'an dernier. L'auteur-compositeur-interprète de Sorel y avait d'ailleurs raflé trois prix.

En toute fin de spectacle, les 24 participants du volet Jamais trop tôt se sont joints à l'artiste pour chanter Une belle toune. Malheureusement, heure de tombée oblige, nous n'avons pu être témoinde ce moment pour le moins emballant pour ces interprètes de la relève.

Le suspense tire bientôt à sa fin, alors que seront révélés ce soir, au terme de la quatrième et dernière demi-finale, les participants qui prendront part à la grande finale de vendredi prochain.

Tous les détails dans notre édition de samedi

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