Quitter le nid familial : à la poursuite de ses rêves... à Jonquière

Ariane Chapdelaine-Rochefort est la dernière à quitter la... (Photo Alain Dion)

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Ariane Chapdelaine-Rochefort est la dernière à quitter la maison familiale pour entreprendre ses études collégiales à Jonquière. Ses parents, Mario Rochefort et Martine Chapelaine, sont fiers que la distance ne freine pas leur fille dans la poursuite de ses rêves.

Photo Alain Dion

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) L'heure de la rentrée scolaire a sonné pour des milliers d'étudiants. Pour certains d'entre eux, le début des cours représente le moment où ils doivent quitter le nid familial pour voler de leurs propres ailes. La Voix de l'Est a rencontré des étudiants qui s'apprêtaient à partir de la maison pour savoir comment ils se sont préparés à ce grand jour et de quelle façon ils entrevoient leur nouvelle vie dans le monde des adultes.

«Je n'ai pas tant hâte de partir que de commencer mon programme», affirme Ariane Chapdelaine-Rochefort, qui étudiera en production télévisuelle au Cégep de Jonquière au cours des trois prochaines années.

La Granbyenne de 17 ans n'en sera pas à son premier départ de la maison. Après quelques voyages qui lui ont notamment permis de visiter la Californie et la Caroline du Nord, elle a séjourné trois mois en Allemagne l'an dernier à l'occasion d'un échange étudiant.

De son propre aveu, «ça n'a pas été trop dur» de vivre loin du cocon familial. «Mais ce n'est pas le même contexte cette fois-ci, souligne sa mère, Martine Chapdelaine. Elle s'en va vivre seule!»

Lorsque la finissante du Mont-Sacré-Coeur a appris qu'elle était acceptée au Cégep de Jonquière, ses parents et elle ont fait du repérage sur internet, histoire de dénicher quelques adresses où elle pourrait s'établir.

Après avoir parcouru plus de 400 kilomètres, la famille a visité quelques endroits. Du coup, Martine Chapdelaine a bien failli ne pas laisser filer sa fille. «C'était désespérant!», lance-t-elle. L'adolescente et ses parents ont finalement eu un coup de coeur pour une maison de chambres.

Organisation

Ariane vivra sous le même toit que deux autres étudiantes qu'elle ne connaît pas encore. Sans voiture, elle se rendra à pied à l'école. Elle devra désormais faire son épicerie, préparer ses repas, faire sa lessive... Des tâches qui ne lui font pas trop peur, dit-elle, confiante.

Côté bouffe, ses parents lui ont cuisiné quelques plats pour le début. «Ça ne m'inquiète pas de cuisiner, mais plutôt de faire les achats. Je pars à zéro», dit-elle.

Ce qui rassure le couple est la présence d'amis de la famille là-bas. «Peu importe ce qui arrive, on sait qu'il y a des adultes qui peuvent l'aider», mentionne sa mère, avouant éprouver un certain stress à l'idée de voir sa fille partir. «Mais je suis heureuse pour elle», enchaîne-t-elle aussitôt.

«Ariane est déterminée. Elle voulait aller là et elle a tout fait pour l'atteindre, mentionne son père, Mario Rochefort. Elle ne lâche pas. Elle part vivre ses rêves et on est heureux pour elle.»

«Ça ne me dérange pas que ce soit loin», ajoute la jeune femme, qui travaillait au Zoo de Granby cet été.

Ariane, qui entamera ses cours cette semaine, prévoit rendre visite à ses proches de temps à autre, surtout lors des longs congés. Ses parents ont l'intention de lui donner rendez-vous à Québec, où ils pourront séjourner en famille, glisse Mme Chapdelaine.

Comme la plupart des parents, Martine Chapdelaine et Mario Rochefort nourrissent une petite inquiétude au sujet des partys. «Ariane est une fille de gang, une fille de party. Ça sera à elle de mettre ses limites comme elle les met ici», indique sa mère.

Ariane est la dernière de la famille à quitter la maison. Et on devine que celle-ci semblera tout à coup bien grande aux parents. La maman avoue d'ailleurs un pincement au coeur en réalisant que les occasions où toute la marmaille sera réunie sous leur toit deviendront de moins en moins fréquentes.

Les Granbyens savent que leur fille, en qui ils ont confiance, n'hésitera pas à les contacter si le besoin fait sentir. «Si elle est mal prise, elle va appeler, mais il faut la laisser aller», affirme M. Rochefort. «Elle sait qu'on est derrière elle, mais on ne fera pas le chemin à sa place», ajoute sa mère.

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