Fermeture de PolyOne à Granby :un avenir pour les installations?

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Le président du syndicat, Sébastien Bessette, souhaite convaincre PolyOne Corporation de vendre ses installations de Granby à d'autres intérêts.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Loin de baisser les bras face à la fermeture annoncée de l'usine de plastique PolyOne, à Granby, le président du syndicat, Sébastien Bessette, fait des pieds et des mains pour assurer un avenir à ses collègues et aux installations.

François Bonnardel donnera également un coup de pouce en plaidant auprès du ministre de l'Économie, de l'Innovation et des Exportations, Jacques Daoust.

M. Bonnardel, pourtant en vacances, et son équipe n'ont pas perdu de temps. Dès qu'ils ont appris la nouvelle, ils ont pris contact avec M. Bessette.

 «Je savais qu'il ne fallait pas perdre deux secondes. On voulait surtout savoir si ça avait été fait de façon cavalière.» Il souhaite qu'un investisseur soit trouvé et veut connaître les possibilités pour le reclassement du personnel.

Il espère trouver de l'aide en contactant le ministre Daoust. «C'est sûr qu'on n'est pas les premiers à avoir une société qui décide de fermer et de concentrer ses activités ailleurs. J'ose croire qu'ils sont capables de minimalement mettre quelqu'un avec les intervenants de la société - je sais que le président du syndicat a réussi à parler aux grands patrons - et qu'on soit capable d'avoir minimalement un comité de crise qui va être capable de suivre ça de près.»

Granby Industriel est aussi dans le dossier et est en communication avec le syndicat et le ministère, selon M. Bonnardel. Il croit qu'une société qui oeuvre déjà dans le plastique pourrait être intéressée à venir s'installer à Granby avec l'expertise qui s'y trouve déjà. Et comme la machinerie doit rester sur place un certain temps, il devient plus attrayant pour une entreprise d'acquérir les lieux, ajoute-t-il.

«Ça va prendre le côté politique qui embarque»

«Moi je peux bien faire les démarches en tant que président du syndicat, mais à un moment donné, ça va prendre le côté politique qui embarque», a dit Sébastien Bessette à l'équipe de M. Bonnardel.

«Je suis satisfait [de la réponse du député], évoque-t-il en entrevue. C'est un début. Espérons que ça va nous amener à quelque chose de positif. Tous ensemble, peut-être qu'on peut réussir à convaincre PolyOne de vendre son entreprise à d'autres intérêts.»

Ce dernier échange par courriel depuis plus de deux jours avec les hauts dirigeants de PolyOne Corporation. Il tente de les convaincre de vendre l'ensemble des installations. Il fait également des démarches avec le syndicat à Montréal et a parlé au Fonds de solidarité FTQ.

Quant à l'intérêt possible d'autres acteurs de l'industrie du plastique, il préfère nuancer et ne pas s'emballer trop rapidement. «Ils ne sont pas nécessairement dans le même type de plastique que nous. Tu peux avoir des usines d'injection, nous on est dans l'extrusion, c'est pas du tout le même domaine.» Rien n'empêche toutefois à une usine d'étendre ses domaines d'expertise, souligne-t-il.

«L'industrie du plastique est une industrie importante au Québec», souligne M. Bonnardel, parlant d'environ 800 usines au Québec, 40 000 employés et de 10 à 12 milliards de revenus annuels.

À Granby, PolyOne emploie 70 personnes. La compagnie américaine a annoncé mardi qu'elle débutait la fermeture de son installation granbyenne et que la production sera transférée dans d'autres installations. L'annonce a été faite le matin même au personnel.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

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