Demi-finales du FICG : autre soirée de belles découvertes

Pas de doute, Lawrence Castera a dû gagner... (Photo Alain Dion)

Agrandir

Pas de doute, Lawrence Castera a dû gagner quelques admirateurs... et plusieurs admiratrices!

Photo Alain Dion

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Granby) Deuxième ronde de demi-finales, deuxième mosaïque de styles musicaux hier soir au Palace. Une fois de plus, les juges risquent d'avoir du mal à sélectionner les finalistes tant les talents qui leur ont été présentés hier sont à la fois riches et différents.

D'abord, il fallait bien s'attendre d'un groupe tout droit débarqué du Lac-Saint-Jean qui s'appelle Sweet Grass nous présente des mélodies nous transportant en pleine nature. Au son de leur musique, il suffit de fermer les yeux, et nous voilà partis en voyage. Le chant à l'unisson de la formation réussit à nous transporter d'une ambiance à l'autre, grâce à la musique qui vient appuyer les textes.

À voir l'harmonie qui règne entre chaque membre du quintette en pleine performance, on devine aussi la complicité qui les unit. Et même s'ils ont blagué à ce sujet hier soir, Pierre-Antoine Tanguay, Ovide Coudé, Johannie Tremblay, Pascal Gagnon-Gilbert et Alexandrine Rodrigue forment une saprée belle famille sur scène. De quoi mettre le public en appétit pour le reste de la soirée.

Ayant troqué le t-shirt blanc pour une chemise, Lawrence Castera s'est ensuite amené, fan club inclus. Belle gueule, belle prestance sur scène - il flirte avec le public, carrément -, des choses à dire: pas de doute, le jeune auteur-compositeur-interprète de Saint-Philibert, qu'on a notamment pu voir et entendre à La Voix, a dû gagner quelques admirateurs... et plusieurs admiratrices!

Impossible de ne pas penser à Hugo Lapointe tant la voix de Lawrence ressemble par moments à celle du jeune frère d'Éric. Mais là s'arrête la comparaison. Le participant nous a offert trois pièces qu'on s'imagine bien écouter au milieu d'une foule lors d'une chaude soirée d'été dans un festival extérieur.

LA candeur de claudelle

Originaire de Sainte-Adèle, Claudelle a migré vers Montréal, mais elle n'a toutefois pas renié ses racines. Toute seule debout sur scène, sa guitare au bras, elle a envoûté le public avec sa voix cristalline et une candeur qui la rend irrésistiblement attachante.

Toute menue, la jeune femme arrive à occuper l'espace toute seule et nous a prouvé encore une fois que dans les petits pots, les meilleurs onguents. Voguant habilement entre le folk et le country, Claudelle possède le don de faire sourire avec ses mélodies.

Après un entracte où les spectateurs en avaient long à dire sur les prestations, au foyer, c'est un François Lagrange assis au piano qui s'est présenté devant le public et le jury. Un départ en lion avec un hymne plein d'espoir, puis un atterrissage en douceur avec deux chansons d'amour comme on les aime, frissons et poussière dans l'oeil (!) inclus.

En guise d'introduction, l'animateur Matthieu Girard a raconté que pour permettre à François de venir réaliser son rêve à Granby, sa famille a organisé une collecte de fonds sous forme de soirée dansante. En contrepartie, le musicien autodidacte de 33 ans n'a pas déçu, loin de là, si on se fie aux acclamations qu'il a reçues au terme de sa prestation.

De Nigadoo à Granby

«Yo!» a par la suite lancé Joey Robin Haché au même moment où il a commencé à gratter sa guitare, donnant le coup d'envoi à Loin des vagues, une chanson entraînante, parfaite pour un road trip loin, très loin, ou pour une publicité télévisée de concessionnaire automobile.

Le barbu a ensuite enchaîné avec une ode à son village natal, Nigadoo, là où pour passer le temps, il recommande «d'aller au bureau de poste voir si la mail est passée». C'est que l'auteur-compositeur-interprète de Moncton, fort drôle et sympathique soit dit en passant, maîtrise aussi bien le monologue anecdotique que le sens du rythme, bête de scène qu'il est.

C'est la voix apaisante de Charles-Antoine Gosselin qui a bouclé la boucle de cette deuxième demi-finale. On a découvert au Sherbrookois un talent pour les chansons réconfortantes comme une doudou en polar, idéales pour un après-midi pluvieux. Le temps de trois titres, le musicien nous a bercés, rien de moins.

Un beau préambule pour terminer en beauté avec Philippe B, récipiendaire du Félix de l'auteur-compositeur de l'année au Gala de l'ADISQ 2014.

Tous les détails dans notre édition de vendredi

Abonnez-vous à La Voix de l'Est ou à LaVoixdelEstSurMonOrdi.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer