Projet de vélodrome couvert: une étape cruciale vient d'être franchie

«Je crois au projet de vélodrome couvert depuis... (photo Janick Marois)

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«Je crois au projet de vélodrome couvert depuis le début. On a eu quelques obstacles à contourner, mais maintenant, on est sur la bonne voie pour réussir», a indiqué à La Voix de l'Est le directeur et entraîneur-chef du CNCB, Nicolas Legault.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le projet de vélodrome couvert à Bromont vient de franchir une étape cruciale. En effet, les dirigeants du Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) viennent de déposer une demande de subvention de 2,5 M$ auprès de Québec, alors que le budget global est estimé à 4,8 M$. Cette somme servirait à financer la construction d'infrastructures permettant l'utilisation de la piste été comme hiver.

«Je crois au projet de vélodrome couvert depuis le début. On a eu quelques obstacles à contourner, mais maintenant, on est sur la bonne voie pour réussir», a indiqué à La Voix de l'Est le directeur et entraîneur-chef du CNCB, Nicolas Legault.

Une des principales embûches de l'organisme sans but lucratif consistait à obtenir les fonds nécessaires à la réalisation d'une étude de faisabilité. Une demande de 12 000$ avait été déposée en ce sens auprès de la MRC Brome-Missisquoi, dans le cadre du Pacte rural 2015. Or, le CNCB a essuyé un refus. Nicolas Legault n'a toutefois pas baissé les bras. Sa ténacité a porté ses fruits, car Emploi Québec a octroyé le montant requis pour l'analyse. Celle-ci a été réalisée par la firme de consultants DAA Stratégies, en juin dernier.

Options

Plusieurs options étaient dans les cartons. Une des solutions était de couvrir uniquement la piste pour offrir une plus large utilisation durant la saison chaude lors d'intempéries. La seconde consistait, grosso modo, à ériger un toit et des murs puis à chauffer l'ensemble pour obtenir un vélodrome «quatre saisons». Cette avenue a été choisie.

«Il faut être réaliste. Avoir un vélodrome couvert qui ne sert pas à l'année, ce n'est pas vraiment gagnant. On a la seule infrastructure du genre au Québec et on veut devenir la référence dans notre créneau à travers la province. Avec un budget de 4,8 M$, on peut le faire. D'ailleurs, on attire déjà des athlètes du reste du Canada et des États-Unis à l'heure actuelle, alors ce sera exponentiel si notre projet va de l'avant», a fait valoir Nicolas Legault.

Ainsi, le financement du projet se décline comme suit: 2,5 M$ proviendraient du Fonds pour le développement du sport et de l'activité physique du ministère de l'Éducation. Selon le directeur du CNCB, la demande officielle de subvention a été déposée auprès de Québec le 14 août.

De son côté, la Ville de Bromont a signifié, lors de la séance du conseil du 3 août, «son intention de participer au projet de vélodrome couvert à hauteur d'un montant de 1 050 000$». Une résolution a été adoptée à ce propos. Il s'agirait d'une contribution en services de 350 000$ et d'un engagement financier sous forme de location d'espaces de 700 000$ s'échelonnant sur 10 ans.

Le reste du budget serait bouclé grâce à des investissements privés ainsi qu'avec le soutien financier de la Fédération québécoise des sports cyclistes (FQSC).

De plus, question de rentabiliser les infrastructures, des surfaces multisports seraient aménagées au centre du vaste ovale. «On parle entre autres de trois corridors de course et de marche. Ce serait idéal pour attirer des triathlètes. Il y aurait aussi des terrains pouvant servir au basketball et possiblement au volleyball», a mentionné l'entraîneur-chef du CNCB, ajoutant que «si tout fonctionne comme prévu, le projet pourrait débuter dès octobre 2016.»

Rayonnement

Mis à part le fait de devenir un incontournable dans le monde cycliste de haut niveau, le projet du CNCB «serait un moteur économique touristique», a indiqué Nicolas Legault.

«Bromont est déjà très reconnue comme ville de vélo. Si le vélodrome couvert est construit, c'est évident qu'il y aura des retombées ici, mais aussi dans la région, a-t-il souligné. Les athlètes devront trouver de l'hébergement, ils iront aussi dans les restaurants. Ils vont aussi visiter les environs. Ce serait gagnant pour tout le monde. Et ça nous permettrait de tenir au moins une trentaine d'événements majeurs au lieu de sept sur une possibilité de 12 à cause de la pluie. Vraiment, je suis très optimiste.»

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