Retrait temporaire de Pierre Breton: «Une bonne décision», dit le maire

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Le conseiller municipal de Granby et candidat aux élections fédérales pour le Parti libéral du Canada, Pierre Breton, a annoncé son retrait temporaire du conseil municipal. Il continuera toutefois à toucher son salaire d'élu.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Le conseiller municipal Pierre Breton brillait par son absence, hier, à la séance extraordinaire de la Ville de Granby. Le candidat pour le Parti libéral du Canada dans Shefford a annoncé plus tôt dans la journée sa décision de se retirer le temps de la campagne électorale fédérale, par souci de transparence et d'éthique envers l'administration municipale et les citoyens.

«La campagne a été déclenchée prématurément, a affirmé en entrevue M. Breton. Évidemment, il faut se retourner de bord et on a eu des décisions à prendre et ça fait partie des réflexions qu'on a eues en équipe.»

Ainsi, le candidat ne participera plus aux prises de décisions en caucus et en séance publique, «même si légalement je pourrais continuer à siéger, c'est important de le savoir, souligne-t-il. Il n'y a rien qui m'empêche de le faire. C'est la décision de notre équipe de campagne. Je pense que c'est éthique de faire ça de cette façon-là.»

Ce retrait n'est pas une démission. S'il ne siège plus à la table du conseil jusqu'au 19 octobre, date du scrutin, Pierre Breton poursuivra tout de même son travail au sein des comités de la Corporation de développement commercial et touristique et du Zoo de Granby. «J'ai demandé à Pierre de finaliser un travail pour moi, celui au niveau de la corpo, parce qu'ils sont en finalité d'engager un directeur», a indiqué le maire Pascal Bonin, qui a souligné l'absence de M. Breton à la table du conseil, hier.

Le conseiller a contacté le maire au cours de la journée d'hier pour lui faire part de sa décision. «Je pense que c'est une bonne décision de M. Breton et que les citoyens apprécient ce genre de geste là d'intégrité. On ne peut pas être à deux places en même temps», a réagi M. Bonin. «Il a fait ça de façon professionnelle avec beaucoup de classe.»

Toujours rémunéré

Pierre Breton dit demeurer à l'écoute de ses concitoyens. Il assure qu'il les conseillera et continuera à traiter les demandes auprès de l'administration municipale. «Faut s'entendre que c'est une décision qui est temporaire pour la période électorale, souligne-t-il. Je continue et je poursuis mon rôle de conseiller à l'extérieur des sessions de travail et des sessions publiques. J'ai une charge publique. Je ne peux pas me cacher tout d'un coup et dire que je ne suis plus disponible.»

Il continuera d'ailleurs à recevoir son salaire de conseiller (d'environ 32 000 $ par année, allocation de dépenses incluse).

«Pour nous, à la Ville, M. Breton est encore conseiller municipal, justifie Pascal Bonin. Il a été élu dûment par la population, la Ville n'a pas à enlever son salaire. Il ne siégera plus, mais il est encore conseiller municipal. Il reçoit encore les courriels de la Ville, il reçoit encore toute la documentation, c'est juste qu'il ne vient plus exercer son pouvoir au niveau des votes au conseil public et il ne vient plus dans les caucus. Il va continuer à s'occuper de ses citoyens.»

Au sens de la loi, un élu peut être absent de la table décisionnelle sur une période maximale de 90 jours. La campagne électorale s'étire sur une période de 78 jours.

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