«Les samedis à Beaudoin»

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Jocelyn Beaudoin a donné le coup d'envoi à sa campagne, hier.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Le candidat du Bloc québécois dans Shefford, Jocelyn Beaudoin, a officiellement donné le coup d'envoi à sa campagne, hier. Il a profité de l'occasion pour dévoiler son premier engagement. Reprenant l'idée des rencontres mensuelles du maire de Granby avec les citoyens, le jeune politicien compte lancer «les samedis à Beaudoin».

Jocelyn Beaudoin a représenté Option nationale à deux reprises à l'échelle provinciale. Faire le saut au fédéral ne figurait pas dans ses cartons, a-t-il concédé en point de presse, mentionnant que les gens du Bloc québécois l'ont courtisé. En fait, il voit plutôt la présente campagne «comme un test». «Si aujourd'hui, les indépendantistes ne sont pas capables de travailler ensemble pour faire élire [des députés] du Bloc québécois, j'ai de la difficulté à voir comment, en 2018 (élection provinciale), on va être capables de le faire.»

Bien que des pancartes de quelques-uns de ses adversaires soient déjà bien en vue aux quatre coins de la circonscription, pas question que le visage de Jocelyn Beaudoin fasse son apparition sur les panneaux avant le mois prochain. «M. Harper a déclenché les élections en plein été, pendant que les gens sont en vacances et ne pensent pas trop à la politique. Il a chamboulé leur agenda. Au Bloc québécois, on a décidé de respecter le rythme des citoyens, a mentionné celui qui termine une maîtrise en droit de la protection du territoire agricole. On va certainement installer nos pancartes au début septembre. Ce n'est pas M. Harper qui va décider du rythme qu'on va adopter.»

Cynisme

Lors de la présentation des bases de sa plateforme électorale, Jocelyn Beaudoin n'a pas hésité à décocher une flèche au député néo-démocrate sortant, Réjean Genest, qui s'est fait «plutôt discret» durant son mandat. «Shefford n'a pas besoin d'une représentation de façade. Shefford a besoin d'une forte représentation, justifiée par trois choses: des idéaux, des objectifs et surtout des résultats. Le travail d'un député, fondamentalement, c'est d'être sur le terrain. Durant les élections, mais surtout après. C'est là que ça compte vraiment. Pour écouter les citoyens et faire avancer les dossiers», a indiqué le juriste de 24 ans.

Le candidat du Bloc québécois dit vouloir enrayer le cynisme au sein de la population qui, selon lui, «atteint un sommet». «Les gens ne veulent plus entendre parler de politique. C'est un danger pour notre démocratie, a-t-il fait valoir. Il faut amener de nouveaux éléments pour démontrer aux gens que ce n'est pas tout le temps du pareil au même. Ça passe par un vent de relève.»

Engagements

S'il est élu, le résidant de Sainte-Cécile-de-Milton s'engage à rencontrer l'ensemble des maires de la circonscription une fois par année. «Ça va permettre d'échanger des idées et avoir une meilleure cohésion.»

Le candidat compte également reprendre à son compte la formule du maire de Granby, Pascal Bonin. «Les samedis à Beaudoin» auraient lieu une fois par mois, en rotation dans les 20 municipalités de la circonscription. «Les échanges seraient ouverts, sans thématique. Ce serait plus simple», a-t-il noté.

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