Coralie au pays de Mickey

On voit ici Coralie, entourée de sa mère,... (photo Catherine Trudeau)

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On voit ici Coralie, entourée de sa mère, Geneviève Laliberté, et Simon Robert, l'instigateur du projet de parrainage du rêve de la jeune fille.

photo Catherine Trudeau

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Granby) Des dizaines de proches de Coralie étaient réunis hier pour l'accueillir. Non pas pour souligner son anniversaire, mais plutôt pour célébrer sa vivacité contagieuse malgré la maladie incurable qui l'assaille depuis l'an dernier. Le sourire de la petite battante valait le déplacement lorsque les bénévoles de l'organisme Fais-Un-Voeu Québec lui ont annoncé que son rêve de rencontrer Mickey et sa bande deviendra réalité sous peu.

«Coralie, c'est un rayon de soleil sur deux pattes. Tout l'amour que les gens vont lui témoigner aujourd'hui (hier), c'est un baume sur toutes les épreuves qu'elle a surmontées depuis le diagnostic de sa maladie. Ce sera un moment inoubliable pour elle», a indiqué à La Voix de l'Est Geneviève Laliberté, la mère de la jeune fille, en marge du dévoilement.

C'est que la Granbyenne de sept ans doit vivre au quotidien avec une polycythémie congénitale, une maladie rare faisant en sorte que son taux de globules rouges dans le sang est beaucoup plus élevé que la normale. Chaque mois, elle doit se rendre à l'hôpital Sainte-Justine pour y subir des traitements pour stabiliser son état. Car même si en apparence, Coralie semble en pleine santé, il n'en est rien. Sa vie peut basculer sans préavis. C'est sans compter qu'un kyste bénin au cerveau, mais non opérable, a également été diagnostiqué chez la jeune fille.

«En ce moment, l'état de Coralie est stable. Mais je peux me réveiller un matin et elle nous aura quittés. Les médecins ne peuvent pas me donner son espérance de vie. Comme parent, c'est un deuil. Ta vie s'effondre, raconte la jeune maman, des trémolos dans la voix. Heureusement, nos familles et nos amis nous font voir la lumière au bout du tunnel.»

Du vélo... pour la vie

C'est Simon Robert, un ami de longue date de Geneviève Laliberté, qui a été l'instigateur du projet menant à la réalisation du rêve de Coralie. «Je participe comme cycliste depuis quatre ans au défi 48 heures de vélo pour amasser des fonds pour Make-A-Wish. Cette année, pour la première fois, on peut parrainer directement un enfant atteint d'une maladie grave pour réaliser son rêve, explique-t-il. Je n'ai pas hésité. Il fallait que je le fasse pour Coralie. J'en ai parlé à Geneviève et ça s'est enchaîné très vite.»

L'événement se déroulera du 25 au 27 septembre, sur le circuit Gilles Villeneuve à Montréal. D'ici là, l'athlète et les cinq complices de son équipe doivent amasser 7500$. Deux autres formations granbyennes de six personnes seront aussi du nombre. «Déjà, se dépasser pour une cause reliée aux enfants, c'est très stimulant. Mais le faire pour une jeune fille d'ici, ça fait monter la motivation d'un cran», renchérit Louis Sirois, un des membres du groupe de collègues d'Aliments Ultima avec Simon Robert. Il est possible de parrainer l'équipe (Ultima Granby 1) en faisant un don via le site faisunvoeuqc.ca.

Effet boomerang

Le couple formé de Shannon Gaskell et Thomas Cesari sont les bénévoles de Fais-Un-Voeu Québec qui ont chapeauté l'événement, hier. À quelques minutes du dévoilement du rêve de Coralie, leur fébrilité était palpable. «Ça fait trois mois qu'on fait du bénévolat pour Make-A-Wish. Les enfants, c'est très important pour nous deux. C'est le premier rêve que nous allons annoncer. Voir autant de monde réuni pour accueillir Coralie, ça démontre beaucoup d'amour. Ça ajoute beaucoup au côté spécial de la journée pour nous aussi», mentionne Thomas Cesari.

Il fallait voir les yeux de la fillette quand des dizaines de proches, et même de parfaits inconnus pour elle, l'ont bruyamment accueillie dans la cour arrière de la maisonnée, rue Robinson à Granby. La jeune fille était simplement sans mots en prenant la mesure de ce qui se déroulait. «Quand Coralie ne parle pas, c'est qu'elle est vraiment surprise, assure sa mère. Pas de doute, Fais-Un-Voeu a vraiment frappé dans le mille! Faire le voyage en famille avec son frère et ses deux demi-frères, c'est ce que ça nous prenait pour oublier un peu ce qu'on vient de traverser depuis un an.»

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