Fetlife: le Facebook du BDSM

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

La culture BDSM ne date pas d'hier. Toutefois, l'essor des médias sociaux a largement contribué à abolir les frontières, permettant à des dizaines de milliers d'adeptes d'interagir via ces plateformes. C'est le cas de Fetlife, un site créé en janvier 2008 par John Baku, un Montréalais maintenant installé à Vancouver. Carlotta est du nombre des abonnés.

«Fetlife, c'est une mine d'informations. On a été parmi les premiers utilisateurs. Ça permet de rester en contact avec notre cercle d'amis. On y partage tout, des photos, des trucs. Des invitations pour nos soirées», indique la dominatrice.

Selon Carlotta, le site dédié aux modes de vie parallèles, qui se décline seulement en anglais, a été un «important stimulant» pour l'inciter à repousser ses limites en tant qu'adepte de sexe BDSM. «Voir quelque chose dans un film, c'est souvent surréaliste. Mais quand une personne que tu connais te parle de ce qu'elle a vécu, du nouveau jouet qu'elle vient de commander, c'est autre chose. C'est stimulant parce qu'il y a de l'interaction, tu peux poser des questions pour savoir si ça te convient. Le BDSM a fait en sorte que je me suis épanouie sexuellement, et c'est évident que Fetlife y est pour quelque chose.»

Outre le monde virtuel, les gens qui pratiquent le BDSM peuvent aussi échanger en personne au Centre communautaire pour les modes de vie alternatifs (CCVA), situé à Montréal. Une foule d'ateliers y sont offerts, allant des séances de ligotage en passant par le fétichisme et la flagellation.

Tout en nuances...

Carlotta est une adepte de BDSM depuis une dizaine d'années avec son conjoint Boglacier. La maîtresse mentionne avoir constaté une augmentation marquée du nombre d'inscriptions sur Fetlife depuis la publication de la trilogie de l'auteure E. L. James Cinquante nuances de Grey. Idem depuis la sortie du film qui en est inspiré, relatant l'histoire d'Anastasia Steele, une étudiante vierge de 21 ans qui s'éprend de Christian Grey, un multimillionnaire à la sexualité perverse et débridée.

«L'important, c'est que les gens parlent du BDSM pour que ça devienne moins tabou. Qu'ils aient une ouverture à en discuter en couple ou avec leur partenaire. Avec 50 Shades of Grey, ça a explosé sur Fetlife, image-t-elle. Le film est soft et ça incite beaucoup de novices à tenter l'expérience. C'est tant mieux.»

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