Le CINLB regarde vers l'avant

Depuis la création du CINLB il y a... (photo Janick Marois)

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Depuis la création du CINLB il y a 35 ans, pas moins de 250 000 arbres ont été plantés sur le territoire de 1114 acres.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Élaboration d'un plan de développement stratégique, nouveaux sentiers, nouvelles sources de financement et alliances stratégiques: les dirigeants du Centre d'interprétation de la nature du lac Boivin (CINLB), qui célèbre cette année ses 35 ans d'existence, ont les yeux résolument tournés vers l'avenir.

«Le plan stratégique va nous permettre de voir où on va pour les 10 prochaines années. Il y aura peut-être un développement d'autres sentiers. Il y a encore de la place», a récemment exposé le directeur général du CINLB en entrevue à La Voix de l'Est, Mario Fortin.

Selon lui, un projet de volière à papillons était dans les cartons du Centre, mais il a été mis sur la glace, l'investissement et la structure nécessaires à ce projet étant trop considérables.

Le CINLB souhaite aussi de plus en plus se positionner comme une destination pour un «séjour nature» à Granby. Sous son impulsion, dit Mario Fortin, le Centre de la nature, la Ferme Héritage Miner, le Zoo de Granby et le parc national de la Yamaska ont investi cette année dans une publicité commune. «Ça prenait ça. C'est une première et il va y avoir des suites à cette collaboration. Les quatre partenaires, on doit se rencontrer en septembre», fait valoir le DG du CINLB.

Alliance

S'il n'en tient qu'au maire Pascal Bonin, le CINLB et la Ferme Héritage Miner sont d'ailleurs appelés à mettre davantage de ressources en commun, ne serait-ce que pour partager leurs coûts d'exploitation. Une préoccupation qui s'inscrit dans un contexte où le CINLB a pour mandat de la Ville de tendre davantage vers l'autofinancement.

«Peut-être qu'à un moment donné, ils vont avoir moins besoin de l'aide de la Ville», estime le maire. «Mais, pour l'instant, il n'est pas question de laisser tomber ni le Centre d'interprétation de la nature ni la Ferme Héritage Miner», précise-t-il.

Trouver de nouvelles sources de financement demeure un défi, reconnaît Mario Fortin. Depuis deux ans, une tarification est imposée aux non-résidants de Granby. Mais elle n'est pas suffisante pour faire une différence. «On est encore dans des années difficiles», laisse tomber celui qui dirige le CINLB depuis 33 ans. «Juste l'entretien... Une chance qu'il y a des programmes de création d'emplois pour mettre ça à l'ordre», ajoute-t-il.

Grosso modo, le budget annuel du Centre est d'environ 600 000 $, dont le tiers provient de la Ville de Granby. Le reste, selon M. Fortin, est notamment le fruit des revenus de la tarification, de la boutique, des diverses activités organisées (marche de Noël, festival du Monarque, etc.), des camps de jour et de la location des salles.

Selon Mario Fortin, la Ville de Granby a été «indispensable» pour le développement du CINLB. La signature en 2006 d'un bail emphytéotique d'une durée de 50 ans a été «une étape importante dans la préservation du territoire», dit-il.

Pierre angulaire

Peu de personnes le savent, mais avant d'accueillir les amants de la nature dans ses sentiers, le Centre abritait un aéroport. Depuis la création de l'endroit, pas moins de 250 000 arbres ont été plantés sur le territoire de 1114 acres, note Mario Fortin. «C'est une vraie forêt qu'on a plantée», se réjouit-il.

Le programme forestier et le fait que le lac Boivin et ses rives aient été reconnus Zone importante pour la conservation des oiseaux (ZICO) sont des sources de fierté du directeur général. «Ça a été de longues démarches, beaucoup de travail. Mais dans l'ensemble, c'est un succès», dit-il, tout en affirmant au passage que le CINLB fait office de modèle pour d'autres villes.

L'ensemble du Centre d'interprétation de la nature a été construit avec des moyens très limités. «Ça a pris plus de temps pour réaliser le tout. Mais à force d'avoir des bénévoles, des donateurs et des programmes provincial et fédéral, ça nous a permis de faire ce qu'on connaît maintenant», dit-il. «Les bénévoles, les donateurs et les commanditaires ont toujours été la pierre angulaire du centre», ajoute Mario Fortin. Une fête est d'ailleurs organisée aujourd'hui même pour souligner l'apport des bénévoles.

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