Inventaire de la faune et de la flore : à la découverte des Boisés Miner

«En faisant un inventaire en 2015, on veut... (photo Alain Dion)

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«En faisant un inventaire en 2015, on veut savoir ce qu'il y aura en 2020, et peut-être même ce qu'il y avait avant. On veut pouvoir assurer une sauvegarde à long terme», explique Patrick Paré, biologiste et directeur Recherche et Conservation au Zoo.

photo Alain Dion

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Granby) Biologistes, ornithologues et autres spécialistes ont entrepris début janvier d'arpenter les Boisés Miner afin de produire un inventaire des espèces animales et végétales qui s'y trouvent. Lors d'une conférence de presse tenue hier matin à la Ferme Héritage Miner, ces derniers ont fait état de certaines surprises positives, mais aussi de correctifs à apporter afin d'améliorer la situation.

La majorité des frais associés au projet, qui est évalué à 50 000 $, sont assumés par le Zoo de Granby et son volet de conservation.

«En faisant un inventaire en 2015, on veut savoir ce qu'il y aura en 2020, et peut-être même ce qu'il y avait avant. On veut pouvoir assurer une sauvegarde à long terme», explique Patrick Paré, biologiste et directeur Recherche et Conservation au Zoo.

La Fondation du Jardin zoologique de Granby a justement dégagé une somme de 5000 $, laquelle a été affectée à l'étude des chauves-souris et des salamandres, dont cinq espèces ont été observées sur une possibilité de six.

Les membres du Club d'observateurs d'oiseaux de la Haute-Yamaska (COOHY) ont également fait de belles découvertes. En près de 160 heures d'observation, les ornithologues ont répertorié 70 espèces. Ils ont notamment recensé de «magnifiques» passerins indigo, des dindons sauvages et un coulicou à bec noir.

Pour ce qui est de la flore, le volume d'espèces exotiques envahissantes observé est considéré comme raisonnable.

limiter les dégâts

Patrick Paré a tenu des propos plus nuancés en ce qui concerne les chauves-souris, dont les populations sont menacées par la maladie du museau blanc à l'échelle du continent. «On sait qu'il n'y en a quasiment plus. Donc quand on en trouve, c'est une bonne nouvelle. Mais en même temps, c'est une mauvaise nouvelle, parce qu'il y en avait bien plus que ça avant.»

Afin d'améliorer les chances de survie des chauves-souris, des dortoirs spécialisés pourraient éventuellement être installés.

Les nombreux ensembles résidentiels entourant les Boisés Miner sont régulièrement l'objet de critiques. Patrick Paré se réjouit néanmoins de voir que plusieurs mammifères - y compris le cerf de Virginie et le renard - continuent de trouver leur chemin à travers les corridors restants.

M. Paré donne l'exemple de la rue George-Slack, où diverses actions sont à l'étude afin de voir ce qui peut être fait pour favoriser la cohabitation avec les animaux du coin. «J'avais porté ça à l'attention (de la Ville) à l'époque et ils ont vraiment pris le dossier très au sérieux», souligne-t-il.

Le conseiller municipal responsable de l'environnement, Jean-Luc Nappert, a d'ailleurs réitéré l'engagement de la Ville de Granby, qui a notamment dépêché les services de géomatique et des travaux publics.

Rappelons que la municipalité avait procédé à l'acquisition des terres Miner au printemps 2007. Le gouvernement du Canada a pour sa part offert une contribution de 20 000 $ au projet via le Fonds national de conservation des milieux humides .

recommandations

Chose certaine, de nombreuses améliorations pourraient être apportées afin de contribuer à la conservation des Boisés Miner. Les biologistes du Zoo comptent d'ailleurs émettre leurs recommandations d'ici la fin de 2016.

«On voit par nos inventaires que les gens qui habitent autour du parc ne prennent pas nécessairement soin de leur cour arrière. Ils laissent beaucoup de choses traîner, ils empiètent dans les boisés. Ça attire les moufettes et les ratons laveurs, entre autres», mentionne Patrick Paré, qui a également parlé de l'importance de garder les chiens en laisse.

Le directeur Recherche et Conservation estime également que les cours d'eau des Boisés Miner s'assèchent trop rapidement. Il rêve au jour où un lien d'interconnexion sera créé avec la rivière Yamaska, qui est située tout près.

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