La Grosse lanterne: retour réussi pour Malajube

Décidément, malgré leur absence de trois ans, Malajube... (photo Antoine Lacroix)

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Décidément, malgré leur absence de trois ans, Malajube a toujours la touche et offre une performance qui a su ravir un public déjà conquis, qui en redemandait encore et encore.

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Béthanie) Les fans de Malajube, s'étant déplacés en grand nombre, en ont eu pour leur argent samedi soir, lors de l'unique performance de l'été du quatuor à La Grosse Lanterne.

«Est-ce qu'on peut commencer?», demande le chanteur Julien Mineau. «Oui!», répond à l'unisson la foule massée sur la plaine devant la scène Unis.tv.

Décidément, malgré leur absence de trois ans, le groupe a toujours la touche et offre une performance qui a su ravir un public déjà conquis, qui en redemandait encore et encore. Malajube a rejoué plusieurs de leur succès comme Montréal -40C, Étienne d'Août, Synésthésie et Pâte Filo, provoquant une immense joie à la foule, qui chantait et dansait au rythme de la musique.

«On s'était ennuyés», confie Julien Mineau au public. Et le sentiment était réciproque, bien entendu. Malajube semble profiter de chaque cri et de chaque applaudissement qui leur étaient dirigés et savoure le moment présent.

Deux nouvelles chansons ont été entendues, Suzanne et Monotrope, ce que le public a bien apprécié.

À la fin de la performance, un rappel est immédiatement demandé, ce que le quatuor offre sans hésiter. Une performance généreuse qui a duré plus d'une heure, mais qui a passé à la vitesse grand V. La foule était bien déçue lorsque Malajube quitte définitivement la scène. «C'est le dernier show de la tournée, rigole Julien Mineau. [...] Merci beaucoup d'avoir été là.»

À la sauce franglaise

Bien que leurs paroles soient déconseillées pour les jeunes oreilles, le groupe Loud Lary Ajust a offert une performance bruyante, arrogante et spectaculaire... à leur image, quoi! Le savant mélange entre les langues de Shakespeare et Molière est très bien exploité, démontrant l'intelligence du groupe pour créer un riche vocabulaire.

Les deux rappeurs Lary et Loud débitent leurs paroles à une vitesse folle, incisive. Ajust, qui est l'auteur des rythmes musicaux, est tout aussi impressionnant.

Chaque chanson est explosive. La communication avec la foule se fait bien et l'énergie est à son comble.

Rien ne va plus, Mort ou vif, XOXO, entre autres, sont les succès qui ont fait le plus bouger la foule en transe.

Deux moments ont aussi marqué leur performance. Le retour sur scène de Karim Ouellet pour la chanson Automne, ainsi que de Koriass pour Rap Queb.

Ceux qui ont élu domicile dans le «gullywood» - mot valise entre gully (sale, urbain, brut) et Hollywood (la gloire, l'or, la domination culturelle) - également rendu un hommage au rappeur Sean Price, décédé samedi. «C'était une inspiration pour nous», de dire Lary Kidd.

Excellent Karim Ouellet

Outre la qualité de sa voix, le chanteur Karim Ouellet possède un autre talent: celui de créer un lien instantané avec le public.

«Maintenant, au compte de trois, je veux que tout le monde me dise son prénom, pour faire connaissance», demande à la foule le jeune montréalais. Un brouhaha immense se fait attendre, alors que toute l'assistance crie leur prénom. Et le tour était joué pour Karim Ouellet.

L'artiste a fait son succès monstre L'amour ainsi que la bien connu Marie-Jo. Fait à souligner, il était accompagné à la trompette et au saxophone par deux membres du groupe Misteur Valaire, Thomas Hébert et Jonathan Hébert.

Koriass toujours gagnant

Le rappeur Koriass est également de la partie. Fidèle à son habitude, il est solide et offre une bonne performance pour son public.

Il reprend ses succès de belle façon avec Gagnant et Garde ta job. Il a aussi chanté la chanson Supernova, tirée de son dernier album Rue des saules, où on peut entendre des extraits de la chanson Les étoiles filantes des Cowboys Fringants.

De nombreux groupes

Heat (vieux rock), Milk&Bone (pop électro), Ponctuation (rock garage aux accents psychédéliques), Country (synthé-pop gothique), Dear Denizen (électro et rythmes world), Face-T (reggae et dancehall), Bernhari (pop shoegaze) et Gabrielle Papillon (folk) ont complété la programmation de samedi sur la scène Unis.tv.

Après la performance de Malajube, le party s'est transporté à la scène Moog Audio jusqu'aux petites heures du matin, avec la musique de nombreux DJ.

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