Sur les traces du père

Lucy Deslauriers, son père Mario et Hester. «D'aussi... (photo Julie Catudal)

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Lucy Deslauriers, son père Mario et Hester. «D'aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu des chevaux autour de moi», affirme l'adolescente de 16 ans.

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(Bromont) Elle a 16 ans et elle fait la fierté de son père Mario et de son grand-père Roger. Lucy Deslauriers, qui est inscrite à l'International Bromont, fait partie de la très belle relève du sport équestre.

«Faire la compétition ici, c'est très spécial, a avoué la jeune femme, hier après-midi, avant de monter Hester, son cheval. Bromont, c'est la ville de mon grand-père, celle de mon père, c'est là où papa est devenu le cavalier qu'il est devenu. J'ai beau être née aux États-Unis, je me sens totalement chez moi ici.»

Lucy, qui ne parle pas français, fait ses débuts au niveau international cet été. Hier, son père semblait nerveux avant qu'elle n'entame sa compétition.

«Elle aime ça, elle adore ça et je veux le meilleur pour elle, a lancé Mario Deslauriers. En même temps, j'ai totalement confiance en elle, je sais qu'elle va faire son chemin. Mais je reste son père, alors...»

Lucy avoue qu'elle est «tombée dedans» quand elle était très jeune, qu'il aurait été très étonnant qu'elle s'intéresse à autre chose que les chevaux.

«D'aussi loin que je me souvienne, il y a toujours eu des chevaux autour de moi. J'imagine que c'était juste naturel que je fasse de la compétition de haut niveau comme mon père...»

Mais voilà, y a-t-il plus de pression lorsqu'on débarque à un événement et qu'on est la fille du grand Mario Deslauriers?

«Peut-être qu'il y a un peu plus de pression, peut-être que les gens me surveillent de plus près parce que je suis la fille de... En même temps, je profite des connaissances et de l'expérience d'un des meilleurs cavaliers au monde. Je ne peux pas être perdante.»

Son père a participé aux Olympiques et est un des grands de son sport. Lucy admet qu'elle se prend parfois à rêver.

«Faire les Olympiques, c'est le rêve ultime. Mais j'ai des croûtes à manger avant d'arriver là. À l'heure où on se parle, je prends de l'expérience. Chaque jour qui passe est une journée d'expérience de plus.»

N'empêche que le talent est là. À preuve, hier, elle a terminé deuxième en sauteur ouvert, une compétition sanctionnée par la Fédération équestre internationale. Seul le Colombien Daniel Bluman a fait mieux qu'elle.

«Elle a ce qu'il faut pour réussir, a repris Mario. Elle est la passion des chevaux, elle est sérieuse et c'est vrai qu'elle a du talent. C'est sa vie, c'est sa carrière, mais c'est certain que je serai toujours là pour elle.»

Plan B

Les Deslauriers habitent New York. Dans quelques semaines, Lucy retournera à l'école.

«Les études, c'est important dans notre famille, a repris l'adolescente. C'est certain que mon père désire que j'aie un plan B si ça ne fonctionne pas avec le sport équestre. On ne sait jamais.»

Mario sourit en écoutant sa fille. Il aime ce qu'elle raconte, mais il sait trop bien que sa fille aime autant les chevaux que lui.

«Je suis fier d'elle. Mais c'est bien qu'elle se garde une porte ouverte sur autre chose. Elle a raison, on ne sait jamais ce qui peut arriver.»

Reste que Lucy représente la sixième génération de Deslauriers à monter à cheval. Son destin semble être tracé.

«La sixième génération? Vraiment? Je ne savais pas. C'est impressionnant. Et ça me rend très, très fière.»

Probablement pas encore aussi fier que son père peut l'être en la regardant connaître déjà autant de succès...

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