VITESSE PERMISE DANS LES RUES RÉSIDENTIELLES : Cowansville retranche 10 km/h

La réduction de vitesse de 50 à 40 km/h... (photo Alain Dion)

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La réduction de vitesse de 50 à 40 km/h vise toutes les rues de la municipalité hormis une dizaine d'artères achalandées ou désignées par le MTQ comme des routes numérotées. Des bollards, comme ceux sur la voie du boulevard J.A-Déragon, pourraient être installés pour alerter les usagers de la route indiquant la limite de vitesse permise.

photo Alain Dion

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les automobilistes devront lever le pied dans les quartiers résidentiels de Cowansville. Cet automne, la vitesse permise dans la grande majorité des rues de la Ville sera réduite de 50 à 40 km/h.

Des discussions sont en cours depuis l'automne 2014 avec le ministère des Transports pour avaliser ce changement, a confirmé le maire Arthur Fauteux. «?Ça fait un bon bout de temps qu'on en parle au conseil. Ce qu'on cherche, c'est que les gens aillent moins vite. On pense que c'est la bonne chose à faire?», a-t-il dit hier en entrevue.

 La mesure vise toutes les rues de la municipalité hormis une dizaine d'artères achalandées ou désignées par le MTQ comme des routes numérotées. Les vitesses permises demeureront inchangées pour les rues Principale, Sud, Rivières, Albert, Fordyce et St-Joseph ainsi que pour les boulevards Pierre-Laporte (route 243) et Jean-Jacques-Bertrand (104-139).

 La demande a été officiellement acceptée par le MTQ, a indiqué Sylvain Perreault, superintendant aux infrastructures de la Ville. Quelques détails restent à régler, a-t-il dit. Les autorités municipales doivent remettre au Ministère une carte des rues concernées afin que le tout soit vérifié, a-t-il expliqué.

 Les changements nécessaires à la réglementation sur la vitesse dans les rues de la Ville ont déjà été apportés. En juillet, un amendement a été adopté au conseil. Le document prévoit que la mesure sera en vigueur en octobre à moins que le MTQ s'y oppose.

 Si l'idée de réduire la vitesse permise dans les rues résidentielles est débattue depuis quelques années à l'hôtel de ville, les démarches ont vraiment démarré l'année dernière lors de la reconstruction de la rue Principale Est. Durant les travaux, la circulation a été détournée sur le boulevard J.A-Déragon, la seule artère parallèle capable d'accueillir autant de véhicules. Toutefois, la Ville était inquiète des impacts créés sur cette rue résidentielle, une inquiétude alimentée par les craintes exprimées par des résidants du secteur. La Ville a obtenu l'autorisation du MTQ de réduire la vitesse de 50 à 40 km/h. Les résultats ont été probants, a signalé M. Fauteux. «?On a vu que les automobilistes faisaient plus attention, que ça roulait moins vite. C'est ce que l'on veut pour nos autres rues résidentielles.?»

BOLLARDS

 En plus des enseignes habituelles, des bollards (voir photo) ont été installés au centre du boulevard J.A-Déragon pour alerter les usagers de la route indiquant la limite de vitesse permise. «?C'est un type de signalisation efficace, qui fait le travail. C'est plus pratique que les dos d'âne qu'on doit enlever l'hiver?», note M. Perreault.

 Des bollards pourraient être installés dans plusieurs rues résidentielles, a dit M Perreault. «?On veut que les automobilistes ralentissent quand ils entrent dans un quartier. On veut que les familles puissent se promener en toute sécurité.?»

Les policiers continueront d'exercer une discrétion lors de leurs opérations de surveillance, a dit le maire. Mais en abaissant la vitesse de 50 à 40 km/h, a-t-il dit, les gens n'auront pas la même latitude quand ils seront derrière leur volant. «?Ils ne pourront pas rouler à 55 km/h.?»

Pourquoi le OK du MTQ?

 

Pourquoi les municipalités doivent-elles obtenir le feu vert du MTQ pour changer les limites de vitesse permise dans les rues où elles ont pleine compétence?

La question titille Arthur Fauteux depuis quelques années. Une réalité qui apporte son lot de frustrations, reconnaît-il. «On se demande vraiment qu'est-ce que le MTQ vient faire dans tout ça. On construit nos rues, on les entretient et on doit s'en remettre à eux (MTQ) pour décider quelle vitesse les gens peuvent rouler dans nos rues... On a le sentiment d'être infantilisé.»

M. Fauteux dénonce également le temps requis au MTQ pour traiter de telles demandes. «Ça fait sept, huit mois qu'on est là-dedans. C'est pourtant si simple, une affaire de trois semaines à régler», dit-il. «C'est du fonctionnariat qui nous coûte du temps et de l'énergie.»

Le maire de Cowansville espère que le rapport déposé par Jean Perreault sur la simplification de la reddition de comptes des municipalités pour le compte du ministre des Affaires municipales mettra un peu d'ordre dans les dédales administratifs du gouvernement. L'ancien maire de Sherbrooke et son équipe se sont intéressés aux allégements possibles dans les relations entre les ministères et les municipalités. «Il y a des choses très simples qu'on peut enlever qui vont nous aider à être plus efficaces», a dit M. Fauteux.

Le MTQ n'était pas prêt hier à répondre à nos questions. 

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