Jardin collectif de l'OMH du Carré Joyeux : au-delà des récoltes

Norbert Roy, jardinier en chef, suit l'évolution des... (photo Alain Dion)

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Norbert Roy, jardinier en chef, suit l'évolution des récoltes avec quelques-uns des enfants du camp de jour de l'OMH du Carré joyeux.

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Granby) Au coeur de l'Office municipal d'habitation (OMH) de la rue Saint-Joseph se cache l'un des quatre jardins collectifs de Granby. Une petite oasis de verdure riche en fruits et légumes, mais aussi - et surtout - en partages et en expériences humaines.

«Les fruits qu'on récolte vont au-delà de ce qu'on cueille», a fait valoir cette semaine Caroline Gosselin, la fondatrice de la Ferme Héritage Miner (FHM) qui agit désormais comme consultante pour les projets d'agriculture biologique et de permaculture. Elle a notamment pour mandat de coordonner et d'animer les jardins collectifs.

Celui du Carré Joyeux a pour particularité d'être situé au coeur d'un complexe de 112 logements sociaux, dans un milieu multiethnique et multigénérationnel.

Les principaux acteurs de ce coin de terre fertile sont Norbert Roy, le jardinier en chef, épaulé par son épouse Lise Leroux de même que par Bernard Massé, locataire de l'OMH. Et autour d'eux: les enfants du camp de jour du Carré Joyeux. Le petit groupe composé d'une douzaine de jeunes a été initié au b.a.-ba du jardinage biologique, à raison d'un ou deux ateliers par semaine animés par Shanny Lamontagne, Caroline Gosselin et Chantal Jubinville. Cette dernière est animatrice communautaire à l'OMH et à l'organisme Réussir avec PEP.

Cette semaine, ils ont entre autres dégusté un étonnant concombre citron, après avoir croqué dans quelques carottes fraîchement déterrées. Au fil des semaines, ils ont jasé compostage, insectes pollinisateurs, écosystèmes. Et l'attitude des petits a changé aux abords du jardin, se réjouit Caroline Gosselin. Il y a moins de bousculade, plus de respect.

Beauté

Le jardin a pris forme l'an dernier, mais il livre davantage ses fruits cette année. Norbert Roy dit avoir pris les choses en main. «L'année passée, je trouvais que ça n'allait pas bien», a-t-il raconté lors du passage de La Voix de l'Est. Alors, l'homme dévoué a mis les mains dans la terre, a veillé à arroser les plants, fait la chasse aux scarabées japonais et assuré la surveillance des lieux, s'assurant que les jeux des enfants ne soient pas trop menaçants pour le jardin.

Et ce faisant, il s'est fait des amis, dit-il. Comme le petit Karim Lambert qui aime lui donner un coup de main. Beaucoup de garçons ont la tête au soccer, lance-t-il, mais les fillettes jettent un regard plus curieux sur les tomates, concombres, betteraves, carottes, courgettes et autres cerises de terre qui abondent dans le petit lopin de terre.

Les enfants et leur famille bénéficient d'une partie des récoltes. Mais Norbert Roy se fait aussi un point d'honneur de distribuer fruits et légumes frais aux locataires plus âgés du Carré Joyeux, qui se déplacent plus difficilement. Le jardin a ainsi créé des liens nouveaux au coeur de cette petite communauté.

«Il y a une ouverture d'esprit entre les enfants et les adultes. Il y a de belles relations qui se sont créées. C'est ce qui me rend le plus fière», lance Chantal Jubinville. «Avant, il y avait du gravier ici. C'était nu. Ça a amené de la vie. Ça a favorisé la cohésion sociale. Et ça crée de la beauté. C'est réjouissant en pleine ville», estime Caroline Gosselin.

Visitez notre galerie de photos sur le sujet en cliquant ici.

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