Encan d'antiquités au vignoble Chapelle Ste-Agnès : une collection hors du commun

Henrietta Antony qu'on a longtemps surnommée la doyenne... (photo La Presse)

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Henrietta Antony qu'on a longtemps surnommée la doyenne des antiquaires canadiens, en compagnie de son fils John, photographiés en 2005.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Glen Sutton) Une page d'histoire est en voie de se tourner à Glen Sutton. Le vignoble Chapelle Ste-Agnès, qui appartient à la famille Antony depuis le tournant des années 1960, est à vendre, six mois après le décès de sa propriétaire. Du coup, une grande partie de la collection d'antiquités personnelle d'Henrietta Antony, surnommée pendant longtemps la doyenne des antiquaires canadiens, sera mise à l'encan au cours de la fin de semaine des 22 et 23 août prochains.

Mme Antony, née Nesvadbova, est arrivée au Canada en 1948 à l'âge de 16 ans, fuyant le régime communiste tchécoslovaque avec sa famille. Cette pionnière s'est fait connaître en dirigeant, pendant plus de cinq décennies, un des plus importants magasins d'antiquités de Montréal. «Je n'ai jamais rien mis en solde, parce que mes objets valent toujours plus demain qu'hier», avait-elle déclaré en 2012, au moment de fermer boutique.

En 1959, la dame acquiert une terre de 14 acres dans la vallée de la Missisquoi. Son domaine croîtra pour atteindre à ce jour une superficie de près de 400 acres. Y est aussi érigée une chapelle de pierre en l'honneur de Ste-Agnès.

Il lui faudra toutefois attendre près de quarante ans avant de réaliser son rêve de posséder un vignoble, qu'elle embellit au fil du temps avec ses antiquités. En 1998, la première cuvée du vignoble Ste-Agnès est embouteillée.

Souvenirs

Le 13 janvier dernier, Henrietta Antony s'est éteinte à l'âge de 82 ans, au terme d'une longue bataille contre un cancer du système lymphatique, note son avis de décès publié dans le quotidien The Gazette. C'est la succession qui est chargée de liquider une partie des avoirs de Mme Antony.

De ses trois enfants, seul son fils John demeure toujours au Québec. Il vit d'ailleurs au vignoble du chemin Scenic, qu'il exploite depuis le tout début.

L'homme ne le cache pas: l'idée de se départir d'une grande partie du patrimoine familial l'attriste énormément. «Nous conserverons les antiquités qui font partie du vignoble et qui permettront de tenir les activités et les événements au vignoble, comme les mariages, ou l'hébergement», explique celui qui espère poursuivre les activités de l'entreprise familiale sur place, même si elle est vendue.

Faire l'inventaire des articles qui seront mis à l'encan a ravivé beaucoup de souvenirs. «Ça m'a rappelé quand nous sommes allés dans des marchés aux puces, à Paris, raconte M. Antony. Ma mère aimait beaucoup les antiquités françaises.»

Selon ce qui est annoncé sur son site Internet, la maison d'enchères Pridham's supervisera la vente des 906 lots d'objets anciens auxquels il sera possible de jeter un oeil, le vendredi entre 14 h et 19 h, ou le jour même avant l'ouverture des enchères, à 9 h 30.

Les connaisseurs pourront donc mettre la main sur des centaines d'artefacts et d'antiquités accumulés depuis des décennies par Mme Antony, certains datant des 17e, 18e et 19e siècles. L'impressionnante collection, qui pourrait valoir des centaines de milliers de dollars, comprend entre autres de vieilles portes et moulures, un grand cadran solaire roman, des lustres centenaires, 200 lots de meubles antiques, des statues de bronze, de bois et de céramique, des collections de verrerie en cristal, une grande sélection de porcelaine européenne et orientale de même que plusieurs objets d'art et d'orfèvrerie.

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