Vols commerciaux à l'aéroport de Bromont : plus près d'un décollage

Si l'aéroport de Bromont est désigné par l'ACSTA... (photo archives La Voix de l'Est)

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Si l'aéroport de Bromont est désigné par l'ACSTA et qu'il paie pour obtenir les services de contrôle, cela lui permettrait d'accueillir des vols de passagers. Les voyageurs arrivant de grands aéroports pourraient quant à eux transiter vers une correspondance sans avoir à quitter la zone sécurisée.

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<p>Marie-Ève Martel</p>
Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Bromont) Même si ce n'est pas encore tout à fait dans la poche, l'aéroport Roland-Désourdy de Bromont s'approche un peu plus de son objectif d'offrir des vols commerciaux. L'annonce selon laquelle d'autres petits aéroports pourront obtenir les services de contrôle nécessaires de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien (ACSTA), s'ils en défraient les coûts, est fort bien accueillie par le direction de l'établissement.

Les nouvelles dispositions réglementaires annoncées mardi par le ministre des Affaires étrangères Rob Nicholson, au nom de sa consoeur des Transports Lisa Raitt, conféreraient à l'ACSTA un pouvoir de désignation qui élargirait le club sélect de 89 aéroports canadiens pouvant vérifier les passagers et leurs bagages. L'annonce survient un an et quelques jours après que Transports Canada eut manifesté son ouverture en ce sens.

Les aéroports de Bromont et de Sherbrooke, qui compétitionnent pour obtenir des vols commerciaux dans la région, notamment en direction de Toronto, pourraient être en lice pour être choisies.

«C'est très intéressant. C'est ce qu'on demandait depuis un bout de temps, une couple d'années en fait, se réjouit le directeur général de l'aéroport, Robert Blais. On a des transporteurs qui attendaient cette réponse-là pour qu'on puisse continuer d'avancer dans nos discussions pour offrir des vols à partir de Bromont. C'est une bonne nouvelle.»

Plusieurs aéroports intéressés, dont Roland-Désourdy, ont fait partie du processus menant à cette annonce, confirme-t-il. Les établissements ont été amenés à détailler leurs besoins respectifs et à discuter de différents scénarios possibles.

Détails à voir

Si l'aéroport de Bromont est désigné par l'ACSTA et qu'il paie pour obtenir les services de contrôle, cela lui permettrait d'accueillir des vols de passagers. Les voyageurs arrivant de grands aéroports pourraient quant à eux transiter vers une correspondance sans avoir à quitter la zone sécurisée.

Malgré ce premier pas vers un envol des vols commerciaux, plusieurs détails restent encore à fignoler, notamment la procédure de sélection, les coûts du service, l'équipement et la formation du personnel.

«C'est encore embryonnaire, reconnaît M. Blais. Est-ce que c'est l'aéroport qui va les fournir, Transports Canada ou l'ACSTA? On ne sait pas encore comment ça va s'articuler.»

Si le service de vérification des passagers est offert à Bromont, cela pourrait se répercuter sur la facture des voyageurs. La manière de prélever le tout reste également à déterminer.

«Si tu prends un vol Toronto-Montréal, il y a des frais pour la sûreté dans le prix du billet, explique M. Blais. J'imagine que si c'est un vol qui part d'un aéroport qui offre la sûreté, il pourra charger un frais pour payer les coûts liés au service. Autrement, j'ose croire que si c'est Transports Canada qui prélève le montant, les aéroports pourront avoir les redevances [leur étant dues]. Tout ça reste à voir.»

Voilà quelques années que l'aéroport Roland-Désourdy effectue des démarches afin de pouvoir offrir des vols commerciaux. On espère ainsi attirer une clientèle composée entre autres de voyageurs d'affaires de la Rive-Sud et de la Montérégie, qui éviteraient la congestion montréalaise pour se rendre à l'aéroport Montréal-Trudeau. Une clientèle touristique pourrait également profiter des liaisons aériennes pour venir découvrir les attraits de la région, visiter le Zoo de Granby ou dévaler les pentes de Ski Bromont, par exemple.

L'aéroport pourrait desservir une population potentielle de 1,2 million de personnes, indiquait une étude de la firme Explorer Solutions, commandée par la direction de l'aéroport, il y a trois ans.

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