Ultime tentative pour sauver CIDI

Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural... (photo Janick Marois)

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Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural pour le CLD Brome-Missisquoi, a présenté les résultats d'une étude et des pistes de solutions pour sauver la Radio communautaire Missisquoi.

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<p>Cynthia Laflamme</p>
Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Cowansville) Une rencontre d'urgence avait lieu, hier soir, pour faire état de la situation et des actions à poser pour sauver la Radio communautaire Missisquoi actuellement au bord du gouffre. Aux prises avec une dette de plus de 100 000$, CIDI FM 99,1 a reçu un ultimatum du ministère de la Culture et des Communications du Québec. Elle doit répondre à plusieurs conditions avant le 6 août.

Plus d'une trentaine de personnes, dont certains membres du conseil d'administration et des animateurs bénévoles, se sont présentées à la rencontre qui a duré plus de deux heures, en anglais. Tania Szymanski, coordonnatrice et conseillère en développement rural pour le CLD Brome-Missisquoi, a présenté les résultats d'une étude et des pistes de solutions. Tous se sont montrés enthousiastes à participer, d'une manière ou d'une autre, à la renaissance de leur radio communautaire, et tous se sont entendus pour dire que la gouvernance doit changer.

D'ici le 6 août, le conseil d'administration de la radio bilingue devra être formé de sept membres. Encore aujourd'hui, le CA en compte légalement cinq, même si quatre d'entre eux ont décidé de se retirer en raison de profonds désaccords avec le cinquième. Ce dernier, Dewey Durrell, se serait lui-même mis à la tête de la radio comme directeur général, selon ce qui a pu être constaté dans le rapport de l'étude diagnostique et aurait fait du sabotage pour faire avorter des décisions prises par les administrateurs, anciens et actuels, selon ces derniers. En contrepartie, il était le seul qui aurait été volontaire à donner de son temps pour assurer l'administration de la radio.

Corriger les lacunes

En onde depuis 2010, la Radio communautaire Missisquoi n'a jamais été rentable, indique-t-on dans le rapport. La radio employait cinq personnes à un moment. Plus aucun n'est en poste. La fréquence diffuse, grâce aux bénévoles, mais le téléphone n'est plus fonctionnel, faute de paiement.

Les manques trouvés par l'expert sont nombreux et ils devront être rectifiés dans le plan d'action. On note par exemple l'absence d'un plan de marketing auprès de la population et des commerces pour aller chercher le marché. La vente de publicités était mince, mais le potentiel est grand. L'équipe devra approcher davantage la clientèle francophone, qui compose 76% de la population du territoire de couverture radiophonique. La présence sur Internet et les réseaux sociaux devra être accentuée.

Quatre comités devront être mis en place pour régler ces lacunes.

Prêts à sauver la radio

En plus de l'étude et du plan de redressement présentés au public, ce qui a été fait hier, le Ministère demande d'avoir un conseil d'administration complet. Les administrateurs qui n'étaient plus intéressés à siéger ont accepté d'y retourner et de trouver un nouveau directeur général capable de mener vers le profit CIDI FM 99,1.

L'intérêt pour la renaissance de la radio devra être démontré, et on devra offrir une programmation originale et nouvelle de 15 heures par semaine afin de bien faire une scission entre l'ancienne et la nouvelle génération.

Les administrateurs présents - M. Durrell était absent - ont convenu, avec entrain, de convier les membres de la radio habiles à voter à une assemblée générale spéciale, afin d'élire de nouveaux dirigeants.

«On doit trouver la bonne personne pour aller vers cette vision du futur», a lancé une participante à la réunion.

«On a fait beaucoup durant les deux premières années, renchérit Hans Rutten, qui a aidé à fonder la radio. On a eu beaucoup de bénévoles. Il y a un intérêt, mais le fait est que nous avons besoin de quelqu'un pour faire l'administration. Nous devons régler ça ensemble.»

Si l'intérêt de la population est inexistant ou trop faible, le conseil d'administration n'aura plus qu'à mettre la clé sous la porte.

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