Baisse de 40% des accidents de travail

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Chez les travailleurs de la construction, les chutes sont en tête des accidents recensés.

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Karine Blanchard
La Voix de l'Est

(Granby) Les accidents en milieu de travail ont chuté de 40% au cours des dix dernières années dans la région, selon les données obtenues auprès de la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST). Et moins de 10 accidents et maladies ont entraîné la mort d'un travailleur annuellement au cours des quatre dernières années.

Le portrait est en constante amélioration dans la région de la Yamaska, qui couvre notamment les travailleurs de Granby. En 2004, 7205 lésions chez des travailleurs y avaient été répertoriées. Dix ans plus tard, le nombre de réclamations pour des accidents causant des lésions a fondu à 4353, ce qui représente une baisse de 40%.

«Il y a des efforts majeurs qui ont été faits, pas seulement par la CSST, mais également par les milieux de travail. Cette diminution-là est liée aux efforts communs», explique Héloïse Bernier-Leduc, communicatrice à la direction régionale de la Yamaska à la CSST.

Plan d'action dans le milieu de la construction et auprès des jeunes travailleurs, campagnes publicitaires et interventions des inspecteurs sur le terrain sont au nombre des actions déployées par l'organisme voué à la santé et à la sécurité des travailleurs. Employés et employeurs ont également contribué en mettant en place davantage de programmes et d'actions en matière de prévention, cite la communicatrice.

Les accidents et les maladies entraînant le décès d'un travailleur sont aussi en diminution dans la région de la Yamaska. Après 15 décès en 2005 et 13 en 2006, la situation s'est améliorée au fil des ans, si bien que huit pertes de vie ont été déplorées en 2014.

La tendance à la baisse n'est pas un phénomène propre à la région. Au Québec, le nombre d'accidents et de maladies professionnelles est passé de 92 112 en 2010 à 88 046 en 2014 au Québec. Les décès ont également chuté à l'échelle provinciale, passant de 213 en 2010 à 164 en 2014.

À risques

Le secteur de la construction, les jeunes travailleurs et la sécurité des machines sont les trois secteurs jugés prioritaires pour la CSST en raison du nombre élevé de lésions qui y surviennent.

Chez les employés âgés de 24 ans et moins, surtout actifs dans les domaines du commerce, de la restauration et des services médicaux et sociaux, les principales blessures sont liées aux efforts excessifs.

La prévention a d'ailleurs porté ses fruits. Les accidents impliquant ces travailleurs sont passés de 617 dans la région de la Yamaska en 2010 à 557 en 2014. Même constat en province, où 11 658 travailleurs ont obtenu une réclamation de la CSST en 2010 comparativement à 10 698 en 2014.

Chez les travailleurs de la construction, les chutes sont en tête des accidents recensés. C'est pourquoi ceux-ci doivent s'attacher ou mettre en place un garde-corps dès qu'ils sont à plus de trois mètres de hauteur. Les risques d'effondrement lors de travaux d'excavation, les travaux réalisés près des lignes électriques et l'exposition à la poussière d'amiante sont d'autres risques identifiés par la CSST.

«Ce sont des cibles où on applique la tolérance zéro. Dès qu'on observe qu'il y a un danger sur un chantier, on le ferme tant et aussi longtemps que l'employeur n'aura pas mis en place les mesures qui s'imposent pour limiter ces risques-là», explique Mme Bernier-Leduc.

Quant à la sécurité des machines qu'on retrouve dans différents milieux de travail, la CSST intervient dès qu'elle identifie une zone dangereuse qui peut être accessible au travailleur.

«L'approche des inspecteurs, c'est d'arrêter la machine tant et aussi longtemps que des mesures de sécurité ne sont pas mises en place. On a des liens aussi avec les fournisseurs et les fabricants de machines pour s'assurer qu'elles seront sécuritaires lorsqu'elles seront mises en marché», dit la communicatrice.

Impact positif

La diminution des accidents et des décès liés au milieu du travail entraîne pour la plupart des employeurs un taux de cotisation à la CSST à la baisse dans plusieurs secteurs d'activités. Cette année, il s'agit d'ailleurs d'un des meilleurs taux depuis longtemps, précise Mme Bernier-Leduc.

Différents facteurs influencent le taux de cotisation, qui est basé sur le même principe qu'une assurance. Parmi eux, on retrouve par exemple le nombre d'accidents répertoriés, le danger que représente le milieu de travail et le nombre d'employés.

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