Mort tragique d'un bambin à Waterloo: «Une perte terrible et immense»

Des gens sont venus déposer des bouquets de... (photo Julie Catudal)

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Des gens sont venus déposer des bouquets de fleurs et des animaux en peluche à l'intersection du chemin privé menant à la résidence des Lacroix.

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La Presse
La Voix de l'Est

(Waterloo) Une fin de semaine s'est écoulée depuis la terrible nouvelle. Le corps du petit Dawson Lacroix a été retrouvé sans vie vendredi soir dans un fossé, à 10 mètres de la maison. La famille, elle, entame son deuil, difficilement.

«C'est une perte terrible et immense... et il ne reviendra jamais», a soufflé sa mère, Amanda Ham, avant d'éclater en sanglots. Elle a par la suite indiqué que la famille souhaitait vivre son deuil en privé, ce que le représentant de La Voix de l'Est a accepté sans hésiter, vu les circonstances. La famille a par la suite désigné Bruce Judge, le cousin du père du petit Dawson, Mark Lacroix, pour faire office de porte-parole.

«Les parents n'ont toujours pas encaissé le choc, ils demeurent silencieux, a affirmé Bruce Judge. Mon cousin a toujours été renfermé.»

La famille compte également un autre enfant de 10 ans. «Il comprend ce qui se passe, il ne parle pas beaucoup non plus», a-t-il ajouté.

La Sûreté du Québec ne pouvait toujours pas préciser, hier, la cause exacte de la mort du bambin. Environ cinq heures après que le petit garçon aux cheveux blonds eut échappé à la vigilance de ses parents, son corps a été retrouvé dans un fossé envahi d'herbes et de branches où circule un faible courant d'eau. Il se trouvait à près de 10 mètres de la maison. Une enquête est en cours, mais pour l'instant, aucun élément ne permet de croire qu'un geste criminel a été posé.

Tout au long de la journée, David Ham, le grand-père maternel de Dawson, errait, le regard un peu perdu, le long du chemin où l'enfant a été retrouvé. Il a fait de nombreuses allées et venues. À quelques reprises, il a réprimé des sanglots tout en s'essuyant les yeux du revers de la main. Il n'a pas souhaité s'adresser aux médias.

Des gens sont venus déposer des bouquets de fleurs et des animaux en peluche à l'intersection du chemin privé menant à la résidence des Lacroix. «C'est un triste dénouement», a lâché Nancy Page, une amie du grand-père paternel, tout en attachant des ballons autour du poteau transformé en mémorial.

De nombreux curieux, dans la plupart des cas, des familles, sont passés devant le lieu du drame. L'événement a beaucoup touché la population locale. Au moment des recherches, de nombreuses personnes s'étaient déplacées, au point de créer de la congestion routière dans le secteur.

Disparu en quelques secondes

Selon M. Judge, la famille s'est rendu compte de la disparition de l'enfant vers 17 h 50, vendredi. Dawson se trouvait alors dehors avec des membres de la famille. En l'espace de quelques instants, il a été perdu de vue.

«C'était un garçon avec beaucoup d'énergie, comme tous les enfants de 2 ans et demi. Il n'était pas spécialement téméraire, mais les enfants jouent dehors et le terrain des parents est grand», a ajouté M. Judge.

Peu après 18 h, lorsque Samuel Dufresne, le voisin des Lacroix, est rentré chez lui, il a entendu le père hurler le prénom de son fils. «Il est venu me demander si j'avais aperçu son fils, a expliqué M. Dufresne. Il était paniqué.»

«Je suis immédiatement allé voir la piscine, les enfants sont parfois attirés par ça», a-t-il poursuivi. On a regardé dans les fossés près de la route, les voitures prennent cette route pour une piste de course... mais on n'a rien trouvé.»

Les policiers ont ensuite été informés de la disparition et de nombreuses ressources ont été déployées dans le secteur, dont un hélicoptère, deux maîtres-chiens et une unité d'urgence de la Sûreté du Québec spécialisée dans les missions de recherche. En tout, une quarantaine de policiers et de pompiers en plus des nombreux bénévoles ont accouru sur les lieux.

«Un long cri»

Louise Morency et Yvon Boulet, qui habitent le quartier, n'ont pas hésité à participer aux recherches. «On ne connaît pas la famille, mais on a été touchés par cette histoire, a affirmé Mme Morency. Il y avait beaucoup de bénévoles, c'était surprenant.»

Peu avant 23 h, un long cri de douleur a subitement mis fin aux opérations. «C'était un cri de panique d'une femme, raconte M. Boulet. Je me suis approché du chemin privé et j'ai vu que l'on tentait des manoeuvres de réanimation sur le petit bonhomme», soupire-t-il. Le petit garçon se trouvait seulement à une cinquantaine de pieds de la maison familiale.

 

- Avec la collaboration d'Antoine Lacroix, La Voix de l'Est

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