Les cheveux au secours de l'environnement

La coiffeuse Sylvie Boulet, de Dunham, récupérera les... (photo Julie Catudal)

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La coiffeuse Sylvie Boulet, de Dunham, récupérera les cheveux de ses clients pour les envoyer à Green Circle Salons, qui les transformeront en oreillers, par exemple.

photo Julie Catudal

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Antoine Lacroix
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) Né à Toronto, le mouvement Green Circle a fait son chemin jusqu'aux oreilles de la coiffeuse Sylvie Boulet, de Dunham. La dame est l'ambassadrice régionale de l'initiative qui prône un changement radical dans les salons de coiffure, pour que ceux-ci deviennent plus écologiques.

Dorénavant, les cheveux coupés peuvent être recyclés, tout comme les papillotes utilisées pour faire les mèches et les tubes de colorants.

«Lorsque j'ai appris l'existence de ce projet, j'ai tout de suite embarqué, puisque la cause environnementale me touche beaucoup», explique la coiffeuse, qui invite tous les salons de la région à se joindre à Green Circle Salons.

Le but de Green Circle est assez ambitieux: faire en sorte que l'industrie nord-américaine de la beauté devienne 100% durable d'ici 2020. «Mais pour ça, il faut que tout le monde se joigne à nous», indique Sylvie Boulet, également blogueuse beauté.

Mais que fait-on avec les cheveux et les produits faits en aluminium?

«Une livre de cheveux absorbe jusqu'à 4 litres de pétrole. Alors, on fait une sorte de saucisson dans un bas de nylon et lors de déversements pétroliers, on les utilise comme une sorte de barrière pour limiter les dégâts, explique Mme Boulet. Sinon, ce qui a vraiment conquis mon coeur, c'est qu'en stérilisant les cheveux et en les plaçant dans des sacs de plastique, ça devient des oreillers pour des enfants en cas de catastrophe naturelle.»

Jetés à la poubelle et envoyés par la suite dans les sites d'enfouissement, les cheveux ne se décomposent pas (même les momies égyptiennes ont encore les leurs), mais ils viennent ralentir l'enclenchement du processus de décomposition des autres déchets aux alentours.

Pour ce qui est de l'aluminium, il est fondu à haute température, ce qui permettra à la grande majorité des résidus chimiques de remonter à la surface, d'être enlevés et traités avec des neutralisants. Le reste des résidus se mélange à l'aluminium, qui sera utilisé pour créer des produits bas de gamme en métal.

Des bacs en carton servant à récupérer les cheveux et l'aluminium sont distribués aux salons participants - on en compte plus de 80 au Québec et 500 au Canada. Tous les centres de coiffure au pays réunis produisent plus de 20 000 tonnes de déchets par année.

L'environnementaliste Shane Price a décidé de fonder Green Circle en 2009. L'initiative a connu une grande popularité au Canada anglais - en Ontario et en Colombie-Britannique, entre autres - et s'est implantée au Québec depuis seulement deux ans.

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